Le web: le cimetière de la télévision ?

Après 12 années, Arrêt Sur Images a été enlevé de la grille des programmes de France 5, en juin.

Quelques semaines plus tard, l’émission était de retour sous la forme d’un blog / journal en ligne, à l’adresse http://arretsurimages.net/

Après 18 ans, Culture Pub, émission culte de M6 a été supprimé de ses écrans, après une année sur un format repensé, allongé mais réduit en rythme.

Il y a quelques semaines, le site http://www.culturepub.fr a ouvert pour prendre le relais.

Internet est-il en train de devenir le placard ouvert où sont remisées toutes les émissions qui n’ont plus de public ?

Le retour de la guerre des navigateurs

Firefox est en constante progression depuis quelques années et attaque très fortement la suprématie d’Internet Explorer.

Opéra essaie aussi de conquérir quelques parts de marché depuis quelques temps.

La guerre est sur le point de s’intensifier avec l’apparition de Safari pour Windows. Il est téléchargeable sur http://www.apple.com/safari/

Veuillez noter que Safari est le navigateur du Mac depuis plusieurs années et un navigateur très respectueux des standards.

Reste à voir si Firefox et Opéra ne sont pas ceux qui feront les frais de cette apparition sur Windows…

Et si on oubliait enfin le taux de clic ?

Alors qu’il a toujours été érigé en principal indice d’efficacité pour les campagnes promotionnelles en ligne, le sacro-saint taux de clic ne semble plus en phase avec les objectifs fondamentaux de la publicité. Certains envisagent de l’abandonner enfin au profit de méthodes plus pertinentes et plus en accord avec la réalité.

Depuis longtemps déjà, certains sites outre-atlantique ont sauté le pas, au moins partiellement, à l’instar de MarketWatch.com Inc., un site d’informations financières américain, qui a abandonné la mesure des taux de clic dans le but de redonner à la publicité online l’efficacité qu’elle mérite.

Il faut dire que la pub par bandeaux ou par boutons a toujours souffert de l’orientation maladroite qui lui a été donnée dès l’origine. Faire venir l’internaute directement sur le site marchand d’un simple clic est devenu l’impératif numéro un. Mais avec l’accroissement exponentiel du nombre de sites, et du même coup la multiplication de bannières publicitaires, l’intérêt des internautes s’est rapidement « dilué » et les taux de clics ont dramatiquement chûté.

D’ailleurs, on en a conclu un peu vite que la publicité en ligne était de moins en moins efficace, alors que c’était en réalité la méthode de mesure qui était inadaptée.

Selon les responsables de MarketWatch.com, que les internautes « cliquent » ou pas sur les bandeaux, la publicité en ligne reste efficace, dans le sens où sa présence contribue au renforcement de la notoriété de la marque. L’entreprise espère bien faire des émules et convaincre les annonceurs et les éditeurs que la pub en ligne reste un formidable vecteur marketing, à condition de savoir l’exploiter.

Certes, le taux de clic permet de déterminer les tarifs auxquels peuvent se négocier les emplacements publicitaires. Et le programme du désormais incontournable Google fonctionne suivant ce principe. Plus une bannière génère de clics, et plus l’emplacement est jugé efficace, donc cher. Mais la continuelle baisse des taux de clics, et la chûte des budgets pub qui en ont découlé ont montré la fragilité de ce raisonnement. Une bannière vue (mais pas cliquée) par un million de personnes est-elle moins efficace qu’une autre publicité cliquée par quelques centaines d’individus ? Si oui, quel est alors l’intérêt des publicités classiques à la télévision ou dans les journaux puisqu’elles ne permettent aucunement de « réaliser » des clients directs à partir de leur seule parution ?

C’est justement le point de vue défendu par les défenseurs d’une nouvelle pub en ligne, qui affirment qu’une publicité reste efficace (et surtout reconnue) sans qu’il soit nécessaire que les internautes se rendent aussitôt sur le site en question. Comme pour les médias traditionnels.

L’heure n’est plus à la consultation impulsive, l’internaute évolue, et sa façon d’utiliser internet est plus réfléchie, plus mûre. Le taux de clic devient donc obsolète, tout juste capable de noter un taux de retour spontané, mais qui ne peut en aucun cas refléter l’impact réel d’une campagne de publicité online.

Ainsi, parmi les 27 raisons susceptibles de convaincre les annonceurs de la pertinence des publicités en ligne, l’Interactive Advertising Bureau ne mentionne pas le fameux taux de clic. Il s’agit plutôt de raisonner en termes de notoriété, d’avantages, d’image et de reconnaissance à long terme.

Et pour un responsable de Taylor Nelson Sofres Interactive, le taux de clic n’est qu’un faible indicateur de pertinence d’une campagne car il ne fournit aucune donnée socio-démographique et, surtout, ne concerne qu’une toute petite partie des internautes exposés à la publicité. En effet, quand on songe que les taux de clic de la plupart des campagnes atteignent rarement 1%, se focaliser sur cet unique élément revient donc à « négliger » les 99% d’internautes qui ont vu la publicité sans cliquer.

Une politique qui semble en totale contradiction avec la volonté de faire d’Internet un média universel.

Votre base d’e-mails clients a 3 ans ? Elle est périmée.

Une étude portant sur les habitudes de consommation des internautes a mis en lumière un phénomène annexe susceptible d’intéresser les responsables de sites qui collectent les adresses e-mail de leurs visiteurs. En effet, selon cette étude, il semblerait que chaque année 32% des internautes inscrits sur des listes changent d’adresse. Conséquence statistique directe, en trois ans, c’est la quasi totalité d’une base de clients qui court le risque d’être complètement obsolète et inexploitable.

Certes, les adresses définitivement supprimées occasionnent des erreurs d’acheminement qu’il vous sera facile de récupérer lors de vos envois. Et donc de mettre votre base à jour en fonction de ces retours. Mais nombreux sont les internautes qui se contentent de changer tout simplement d’adresse courante, sans pour autant fermer le ou les comptes qu’ils utilisaient précédemment. Ces comptes e-mail « poubelles » s’accumulent d’autant plus silencieusement que la plupart des fournisseurs d’adresses génériques offrent désormais des capacités illimitées à leurs inscrits. Inutile donc de compter sur un retour d’information pour cause de « boite saturée ».

L’ennui, c’est qu’il vous sera très difficile d’inciter les internautes à vous informer en cas de changement. Sauf peut-être à récompenser leur fidélité par un système de points ou encore à leur envoyer régulièrement des messages formant une suite logique (histoire par épisodes, technique quelconque décrite pas à pas, actualité d’un marché très spécifique…). Et encore, faudra-t-il qu’il se rendent compte qu’ils ne reçoivent plus vos messages pour vous indiquer que leurs coordonnées ont changé. Déjà qu’un certain nombre d’internautes crient surement au spamming dès qu’ils reçoivent vos messages, uniquement parce qu’ils ont oublié qu’ils s’étaient inscrits à votre liste, il semble risqué de compter sur leur propre vigilance pour maintenir votre base de données à jour.

Les professionnels qui s’en tirent le mieux sont encore ceux qui facturent leurs newsletters. Informations financières et boursières, annonces de missions en freelance ou encore rapports de veille commerciale, ces domaines souffrent beaucoup moins de ce problème « d’érosion naturelle » de leurs listes. Les internautes se souviennent plus aisément de ce qu’ils ont payé.

Mais en dehors de ces cas précis, il n’y a pas de solution optimale. Si ce n’est peut-être celle de mettre vous-même votre base à jour, tous les ans par exemple, en envoyant un message spécial à vos abonnés les incitant à confirmer ou prolonger leur abonnement, sous peine de désinscription. Après une relance ou deux, vous pourrez sans trop de mal considérer que ceux qui ne vous ont pas répondu ne sont plus intéressés par vos messages et qu’ils ne lisent même plus (quand ils ne les ont tout simplement pas filtrés avec leur anti-spam). Vous pourrez donc les supprimer sans trop de remords…

… et vous mettre en quête de nouveaux inscrits pour renflouer votre base d’adresses e-mail !

Un bon logo pour votre site

Il n’y a pas à proprement parler de recette pour distinguer un bon logo d’un mauvais. Il dépendra avant tout de l’objet du site, de sa cible et aussi de votre sensibilité. Gardez toutefois à l’esprit que cet élément jouera pour une part non négligeable dans l’impact visuel, mais aussi psychologique, que laissera votre site dans l’esprit des internautes.

N’oubliez pas non plus qu’il pourra arriver que votre logo se retrouve ailleurs que sur votre site (courrier, factures, messages électroniques, publicités…). Assurez-vous donc qu’il puisse être dissocié du reste de la charte graphique sans perdre de sa force et de son identité.

En gros, un logo doit répondre à trois critères principaux : simplicité, pertinence, séduction

Simple signifie que le logo n’est pas là pour raconter une histoire ou démontrer les talents du designer à reproduire des oeuvres majeures de la peinture flamande. Un logo est perçu en une seconde, parfois moins. Trop de détails ne font que nuire à son impact et à sa lisibilité. Si vous voulez qu’on l’identifie clairement (et par conséquent qu’on le reconnaisse instantanément, sur vos publicités par exemple) oubliez la complexité. Mais attention, bannissez toute forme de bricolage et d’amateurisme. Car l’impression serait tout aussi désastreuse, avec en prime le risque de voir le manque de qualité de votre logo être transposé sur vos offres en ligne. En clair, dans l’esprit des visiteurs : « à mauvais logo, mauvais produits ».

Un logo pertinent doit ensuite représenter précisément l’entreprise, le site et ses produits. La symbolique a sa part, mais c’est le sens général du logo qui doit exclure toute ambiguité. Un site médical doit avoir un logo qui « fait » médical. Un site de jeux doit avoir un logo aux tendances ludiques. Le logo est, avec la charte graphique, le premier élément qui va caractériser votre activité aux yeux de l’internaute. Ne brouillez donc pas son jugement en collant par exemple un logo technique sur un site horticole. Le logo a une fonction d’image et doit rester positif.

Enfin, le logo doit séduire en ce sens qu’il ne peut pas se contenter d’appliquer froidement quelques principes ergonomiques de base pour faire passer votre message. Il doit être vivant, susciter l’intérêt, intriguer même, faire qu’on s’y arrête… tout en étant complètement en accord avec l’objet de votre site. Le logo servira ainsi à humaniser votre offre, la rapprocher de l’internaute, grâce à l’émotion positive qu’il aura suscité en lui. Le visiteur doit également retenir votre logo, et il ne le fera que s’il ne lui est pas indifférent. Qu’il s’agisse d’humour, d’élégance ou d’impertinence, le logo doit attirer l’attention tout en délivrant un message clair sur votre activité. Vous avez une personnalité, votre site et votre logo doivent également en avoir une.

Un site en couleurs. Oui, mais lesquelles ?

Il nous est tous arrivé de visiter des sites dont les couleurs nous paraissaient vraiment mal choisies. Tandis que d’autres sites semblaient au contraire avoir été conçus dans un souci d’harmonie entre les tons. Mais à quoi celà est-il dû, exactement ? Et surtout, comment éviter soi-même de faire un site « repoussoir » aux couleurs inadaptées ?

D’aucuns diront que c’est une question des plus subjectives, car nous avons tous notre propre échelle de valeurs concernant l’esthétique (les fameux « goûts et couleurs » dont on ne discute pas). C’est vrai, mais pourtant, il existe des constantes qu’on retrouve presque systématiquement dans les appréciations générales des internautes. A noter que ces appréciations sont valables pour les populations dites occidentales, certaines couleurs ayant parfois des significations radicalement opposées suivant que l’on se trouve en Chine ou en France par exemple.

Quoi qu’il en soit, voici quelques indications intéressantes pour qui cherche à optimiser l’impact visuel de son site.

Tout d’abord, lorsqu’on demande à une personne sa couleur préférée, c’est bleu qui arrive en tête, avec plus de 35% des réponses, toutes les autres couleurs se partageant les 65% restants. Petite nuance suivant les sexes : les hommes préfèrent un bleu roi franc, tandis que les femmes s’orientent plus naturellement vers un bleu ciel plus doux, plus léger. Du point de vue commercial, le bleu est d’ailleurs considéré comme la couleur qui « vend » le plus, mais il est également très présent sur tous les sites médicaux, les sites liés à l’informatique ou aux nouvelles technologies.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est le vert qui arrive en seconde position (et non le rouge), généralement associé à l’orange. Notez que ce sont là deux couleurs secondaires qui se complètent assez bien puisqu’on y retrouve les trois couleurs primaires (rouge, jaune, bleu). Les sites destinés aux adolescents, ou véhiculant une image jeune et dynamique utilisent souvent cette combinaison de couleurs.

Le violet vient juste après, mais pas le violet parme un peu surrané des flacons de parfum à l’ancienne, non, un violet plus passionné, dans une teinte tirant sur le rouge carmin. D’ailleurs, les 18-29 ans disent apprécier cette couleur car ils la trouvent sexy. Une bonne alternative aux rouges et roses saturant souvent les sites réservés aux adultes, tout en leur donnant un cachet un peu plus élégant (moins vulgaire en tout cas). Mais le violet est également une teinte qui s’accommode bien aux sites culturels et politiques.

Arrivent ensuite le rouge et le noir au coude à coude. Un couple qui a l’air de bien fonctionner, et pas seulement dans les romans de Stendhal, avec toutefois une nouvelle différence entre les hommes et les femmes : le rouge a davantage les faveurs de la gent masculine, tandis que le noir reste le choix indémodable de l’esthétisme féminin. Cependant, ces couleurs restent délicates à utiliser car certaines personnes les voient encore largement teintées d’une symbolique liée à la mort, aux sentiments négatifs, au sang, etc. Tout dépendra donc de la cible visée par le site, mais on retrouve souvent ces deux couleurs sur des sites présentant des produits de luxe par exemple.

Le jaune et le brun ferment ensuite la marche des couleurs principales. Peu appréciées en général, elles véhiculent un sentiment d’insécurité, d’alerte et de dégradation. Pourtant, paradoxalement, le jaune passe plutôt bien sur des sites de tourisme (en association avec le bleu) tandis que le brun trouve une légitimité sur les sites traitant d’écologie et d’environnement (en duo avec un vert « herbe sèche » notamment).

Ceci étant dit, n’oubliez pas quelques règles simples pour mettre vos sites en couleurs :

  • n’utilisez pas plus de trois couleurs différentes dans la charte graphique de votre site web (vous pouvez toutefois jouer avec les variations d’intensité d’une même teinte)
  • choisissez de préférence des couleurs en adéquation avec votre logo et/ou votre marque,
  • privilégiez une couleur dominante qui donnera le ton général de votre site, et utilisez les autres couleurs par petites touches pour mettre certains éléments en valeur,
  • enfin, n’hésitez pas à utiliser un cercle chromatique pour choisir vos couleurs : des teintes voisines donneront une impression d’unité et d’équilibre visuel (en raison de l’absence de contraste frappant), tandis que des couleurs radicalement opposées (complémentaires) créeront un design plus dynamique.

J'ai peu d'abonnés à ma newsletter

La newsletter est un moyen efficace pour fidéliser vos visiteurs. Un problème récurrent est la difficulté d'obtenir des lecteurs. Combien de newsletters sont abandonnées chaque jour, faute de lecteurs ?

Un internaute qui s'abonne à une newsletter donne son accord pour recevoir régulièrement des emails de votre part. Pour gagner sa confiance, il est nécessaire de le rassurer. Une fois encore, ce sont des règles de bon sens qui apportent les meilleurs résultats :

  • Indiquez la fréquence d'envoi (ils ont peur d'être inondés)
  • Mettez à disposition quelques exemplaires de newsletter
  • Permettez l'inscription via un formulaire constitué d'un seul champ obligatoire : L'adresse email. (Vous n'avez pas besoin de son signe astrologique)

En sachant à quoi ils s'abonnent, vos visiteurs seront plus ouverts à vous confier leur adresse email. Ainsi, votre newsletter ne sera pas perçue comme une intrusion – elle sera probablement attendue avec impatience.

Aurélien Morillon

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Ami internaute, tu n’as pas le pouvoir !

Je regardais hier soir une émission musicale sur Direct 8 et j’ai eu la chance d’y retrouver Mano Solo.

Pourquoi la chance ? Pour deux raisons:

  1. parce que sa présence à la télévision est plutôt rare.
  2. parce que c’est un des rares artistes à être passionné par le multimédia et Internet et à essayer d’en faire des choses nouvelles.

Mano Solo, fort de 15 ans de carrière et de quelques disques d’or, a décidé l’année passée de tenter une expérience intéressante: de proposer son nouvel album en souscription.

Pour 17 euros, vous aviez donc droit non seulement au CD mais à une quantité phénoménale de goodies (vidéos, textes, extrait des chansons en avant première, etc…). Et bien sûr, vous aviez le sentiment d’aider un artiste de qualité à créer sa nouvelle oeuvre.

Je reprends donc: artiste connu, 15 ans de carrière, CD qui se vendent entre 70 000 et 150 000 exemplaires à chaque fois, forte présence en ligne et souscription qui donne pour un maigre 17 euros des contenus exclusifs.

Résultat: 2600 personnes ont souscrit. Il en fallait 15 fois plus pour financer le projet.

Je vous rassure: le projet a vu le jour, financé par un emprunt de Mano Solo. Cependant cela prouve que sous le discours officiel de prise de pouvoir par les internautes, que leur force décide de tout, il y a une réalité qui en est bien loin.

La nature humaine est la même sur le Net et hors ligne: pleine de paroles et dénuée d’actes.