Spammez-vous le monde entier avec votre anti-spam ?

Les emails indésirables (spams) représentent selon certaines études plus de 70% des emails sur Internet.

J’en reçois personnellement plusieurs milliers par jour et parmi eux sont noyés quelques dizaines d’emails légitimes.

Je comprends donc que les gens en aient marre et cherchent des solutions, mais la mode semble être à une solution qui est pire que le mal: le challenge-response. C’est la méthode proposée par les solutions majeures en ligne: Spam Arrest, 0-Spam, mailinblack, etc…

Le principe est simple: quand un email est reçu, si l’expéditeur n’est pas dans une liste d’emails, un email lui est envoyé qui lui demande de confirmer qu’il existe en saisissant un code secret sous forme d’image.

Le raisonnement est que les spammeurs ne prendront pas le temps de le faire et que les virus n’ont pas non plus moyen de le faire.

Par contre cela masque une autre réalité: en utilisant ce service vous devenez vous même spammeur.

Je m’explique: pour chaque email que vous recevez de la part d’une personne inconnue, vous allez automatiquement envoyer un email à l’expéditeur pour lui demander de vérifier son existence.

Faisons un petit calcul:

Il est évident que si vous employez les services d’une société comme cela c’est parce que vous recevez beaucoup de spams, admettons donc que 95% de vos emails reçus sont des spams. Les expéditeurs de ces spams ne sont pas dans votre carnet d’adresse. Si vous recevez 50 emails par jour, vous enverrez donc 47 emails de vérification. Ces 47 emails sont envoyés à des adresses qui n’existent probablement pas ou à des adresses détournées, donc dans le meilleur des cas n’aboutissent nulle part et dans le pire des cas, ils aboutissent dans la boite email de quelqu’un qui ne vous connait pas.

Imaginons maintenant que vous êtes comme moi et que vous recevez 1500 emails par jour. Le système va donc générer 1425 emails dont la majorité sera inutile. Conclusion: vous envoyez 1425 spams par jour.

Vous devez admettre qu’il est ridicule de mettre en place une solution anti-spam dont le fonctionnement repose sur l’envoi de spams !

Maxime

MFAllait pas abuser ou la fin des Adsenses

Coup de tonnerre dans le landernau de la pub en ligne : Google a décidé de radier les MFA de son programme de rémunération.

Pour ceux qui l’ignoreraient, les MFA (Made For Adsense) sont des sites conçus uniquement pour générer des revenus publicitaires via les publicités Google. Généralement, ces sites n’ont pas ou peu de contenu, et servent uniquement à inciter les visiteurs à cliquer sur des liens rémunérés. Visiteurs que l’administrateur du site aura, pour une part plus ou moins grande, également débauché via Google en achetant… des publicités ! Tout le sport consiste à gagner plus d’argent que ce qui a été dépensé. Et certains s’en tirent plutôt bien puisqu’ils peuvent dégager plusieurs milliers d’euros de bénéfice par mois et par site.

Las ! les annonceurs ont en eu assez de ces acteurs qui faussent le marché, et devant la menace d’une fronde des professionnels, Google a décidé de remettre les pendules à l’heure.

Fini donc le temps des « bons plans Google » ? Presque. En tout cas, il y a fort à parier qu’une fois la purge effectuée Google durcira les conditions d’éligibilité à son programme de rémunération.

Evidemment, le moins qu’on puisse dire c’est que l’annonce n’est pas populaire, mais j’estime pour ma part qu’elle est saine. Car on ne peut bâtir de modèle économique fiable sur la seule exploitation des failles d’un système. Et pour l’instant, à l’instar des MFA, on a surtout l’impression que la plupart de ceux qui réussisent à gagner de l’argent en ligne sont justement ceux qui sont parvenus à détourner telle ou telle procédure, ou à contourner un blocage technique, ou encore à s’engouffrer dans la moindre anfractuosité légale ou commerciale, juste pour en tirer un profit immédiat.

Tout le monde prétend vouloir faire d’Internet un espace médiatique et commercial digne de ce nom. Mais la maturité, et surtout la légitimité du Web, ne surviendront que lorsqu’on cessera de le marginaliser par des pratiques à visée exclusivement opportunistes à court terme. Pratiques qui, non contentes de biaiser le système en pénalisant ceux qui jouent le jeu, nécessitent des reprises en main régulières qui contribuent à donner d’Internet une image encore très perfectible. Pour ne pas dire carrément négative.

Pour que les entreprenautes soient enfin considérés comme des entrepreneurs à part entière, et qu’on ne les regarde plus avec un sourire amusé en se disant « Bah, ça leur passera, un jour ils auront un vrai boulot », alors il est indispensable de faire le ménage.

Google vient de commencer…

Bruno

A quoi sert la multiplication des TLD ?

La semaine dernière, l’ICANN (l’organisme autoproclamé régulateur international de l’Internet) a communiqué son intention de faire appel au « grand public » pour la création de nouvelles extensions de noms de domaines (ou TLD).

Par grand public, il faut entendre principalement les grandes entreprises et les gouvernements, auxquels pourront éventuellement se joindre des initiatives privées individuelles… à condition qu’on leur prète la moindre attention.

On se souvient qu’à son arrivée sur ce marché alors en friche, fin 1998, l’ICANN avait hérité des trois extensions générales originelles qui étaient :

  • le .com (appelé aussi « dotcom »), historique et principalement destiné aux sites marchands,
  • le .net prétendument réservé aux services en ligne,
  • et le .org qui devait s’appliquer aux organisations non commerciales.

En fait, la réalité avait bien rapidement démonté ce bel ordonnancement théorique et les deux TLD « secondaires » qu’étaient le .net et le .org ont surtout été considérés comme des alternatives à la réservation de noms dont le dotcom était déjà pris.

Sentant sans doute qu’il y avait là matière à creuser, l’ICANN se fend en 2000 d’une diversification purement commerciale en créant 7 nouvelles extensions (.aero, .biz, .coop, .info, .museum, .name, .pro) pour lesquelles l’organisme optimiste prédit un rush sans précédent. Dans les faits, seuls le .biz et le .info semblent avoir rencontré un certain succès d’estime entre 2001 et 2004. Mais là encore, uniquement en tant qu’alternatives à l’acquisition de noms de domaines déjà réservés par ailleurs en .com, .net et .org.

Malgré le désintérêt apparent de la plupart des professionnels du net pour ces nouvelles extensions, l’ICANN décidément désireuse de susciter un regain du marché, récidive en 2004 en sortant les TLD .asia, .cat, .jobs, .mobi, .tel et .travel dont il est probable qu’une majorité d’entre vous n’aient même jamais entendu parler.

Jusqu’où cette politique peut-elle aller ? Quel est même son intérêt alors qu’aujourd’hui, la plupart des webmasters préfèrent changer de nom de domaine pour avoir « leur » dotcom, plutôt que de devoir se rabattre sur l’une des extensions secondaires dont la plupart s’accordent à dire qu’elles n’ont, au mieux, aucun intérêt stratégique, et au pire, qu’elles décrédibilisent l’entreprise qui est contrainte à ce pis-aller.

Surtout qu’il existe également des extensions nationales dont l’utilité, si elle est parfois contestée, est néanmoins d’assurer une certaine reconnaissance au nom de domaine, voire même un statut « officiel » lui donnant une forme de légitimité. C’est notamment le cas en France où bon nombre d’entreprises ont compris l’intérêt du .fr en complément du dotcom traditionnel, ne serait-ce que pour coller davantage aux attentes d’un public encore très attaché aux spécificités culturelles et régionales. Spécificités qu’il faut bien entendu comprendre à l’échelle du monde et en réaction souvent à une internationalisation de plus en plus présente, synonyme de déshumanisation et de perte de valeurs.

Dans un tel contexte, et alors que le modèle Internet tarde encore parfois à asseoir définitivement son statut d’atout stratégique pour les entreprises, quel est l’intérêt d’acheter toujours plus d’extensions pour son (ou ses) nom(s) de domaine ? A part dépenser toujours plus pour rédiriger les internautes vers son site (à condition qu’il leur vienne l’idée saugrenue de taper « www.sitemachin.cat » dans leur navigateur…), à quoi peuvent bien servir ces différentes extensions ?

L’ICANN tarderait-elle à comprendre que ce n’est pas forcément en multipliant les offres parallèles qu’on multiplie les clients ? Au mieux risque-t-on de les disperser, de diluer leur intérêt et de les conforter dans le choix bien compréhensible de se rattacher à une ou deux valeurs sures. En l’occurence, le dotcom et éventuellement l’extension nationale.

Et d’ailleurs, n’est-ce pas la même chose pour tous les business ? Ne vaut-il pas mieux se concentrer sur un ou deux produits majeurs, plutôt que de commencer à faire hésiter nos visiteurs sur nos offres en constante mutation ?

Car lorsque le client hésite, le commerçant a déjà commencé à perdre sa vente.

Peut-on encore innover sur le Net ?

Régulièrement, en parcourant certains espaces de discussions, je tombe sur les interrogations légitimes et plus ou moins exprimées d’intervenants qui se demandent si, finalement, tout n’a pas déjà été inventé sur le Net. Et c’est vrai que quand on prend le temps de fureter un peu, on découvre que la plupart des services ou des produits en ligne qui nous viennent à l’esprit existent déjà. Même si ce ne sont pas toujours des réussites.

Quant aux « innovations » qu’on voit fleurir ici ou là, elles n’ont le plus souvent ce statut de nouveautés que dans l’esprit de leurs concepteurs, convaincus qu’ils sont d’avoir révolutionné le monde avec une idée généralement récupérée ailleurs et qu’ils ont adaptée avec plus ou moins de bonheur. Un peu comme celui qui a mis une gomme au bout d’un crayon, mais qui n’en a pas pour autant inventé un nouveau concept d’écriture.

Malgré tout, Internet est à la confluence de trois dynamiques fondamentales qui sont loin d’avoir exprimé tout leur potentiel :

– une technologie, tout d’abord, qui en s’améliorant chaque jour crée mécaniquement de nouveaux besoins. Lesquels induisent ensuite de nouveaux services pour y répondre. Il suffit de penser à l’Internet des années 90 et de le comparer avec celui de 2007. Combien d’éléments devenus incontournables de notre quotidien virtuel n’étaient même pas encore à l’état de projets à l’époque ? Uniquement parce que la technologie ne laissait même pas entrevoir ces possibilités là.

– une imagination humaine, ensuite, inextinguible et qui continue à surprendre quand on sait que les quelques centimètres cubes de notre cerveau tournent ainsi à plein régime depuis des centaines de milliers d’années, débitant sans faillir des tas d’idées géniales tous les jours, sans pour autant avoir jamais entamé notre capacité d’innovation. J’ai donc bon espoir que ce que nous connaissons aujourd’hui n’est rien en comparaison de ce qui nous occupera dans cinq ans seulement.

– un marché, enfin, en perpetuelle évolution avec non seulement de nouveaux services qui apparaissent sans cesse, mais aussi d’anciennes idées sorties peut-être trop tôt il y a quelques années (sur un marché trop étroit par exemple, pas assez mûr, peu organisé, etc.) mais qui deviennent aujourd’hui parfaitement exploitables et peuvent désormais révéler leur intérêt. Ainsi, il n’est pas toujours nécessaire de réinventer la roue pour lancer de nouveaux services en ligne. Il suffit parfois de reprendre certaines bonnes idées qui n’ont pas marché à une époque et de les adapter aux conditions techniques et mercatiques du moment. Les blogs en sont un bon exemple.

Les services actuels ne font qu’exploiter des concepts basiques qui n’ont guère évolué depuis de nombreuses années : e-commerce à base de boutiques-vitrines, présentations institutionnelles, fora de discussion, clubs de rencontres, divertissements en ligne, etc.

Il est temps désormais de passer à la vitesse supérieure et de faire d’Internet un outil professionnel à part entière. Les politiques l’ont peut-être compris les premiers, et utilisent de plus en plus le Net comme vecteur d’idées et déclencheur d’opinion. Dans le monde des affaires, il en va de même, il faut sortir des schémas classiques de communication de premier niveau, d’intéractivité hiérarchisée ou encore de marketing d’image. Il faut se rapprocher des gens, les intégrer plus intimement dans le processus mercatique, et en même temps utiliser les technologies à notre disposition pour séduire et convaincre. Car l’internaute n’est plus ce consommateur-acteur qu’on essaie de voir en lui. L’internaute, c’est moi, c’est vous, c’est un individu qui réfléchit, qui compare, qui ne consomme plus avec son coeur mais avec sa tête, pour qui l’achat d’impulsion n’est quasiment plus de mise, au profit de l’achat d’investissement, de conviction ou d’engagement.

Et dans ce domaine, tout ou presque reste à faire…

Bruno

Yahoo, Altavista, Lycos : L’envers du decor

En analysant les resultats affiches par Yahoo, il semblerait que des liens publicitaires (voir affilie?) s’incrustent dans les resultats naturels.

Ainsi, lorsqu’on lance une recherche sur le mot cle « Voiture », il ressort actuellement un resultat pour le site « Ford.fr » dont l’URL, une fois arrive sur la page, est http://www.ford.fr/?campaignid=searchmarketing &advertiserid=TrustedFeed&bannerid=yahoo

Si ce n’est pas un lien publicitaire, qu’est ce que ca peut bien etre ?

Ce meme lien apparait sur d’autres moteurs utilisant les resultats Yahoo, tels que Altavista ou Lycos.

Et vous ? Trouvez-vous pertinent d’inclure des liens pub dans des resultats de recherche, sans distinction par rapport aux resultats naturels ?

Que pourraient penser les annonceurs qui paient au clic en passant par Yahoo Search Marketing ?

Aurelien Morillon

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Acheter aujourd’hui ou payer plus demain ?

Récemment, la société Verisign, qui est en charge de la gestion des extension .com et .net, a indiqué que le prix de vente des noms de domaine allait augmenter de 7 à 10% d’ici le mois d’octobre.

Il s’agit bien évidemment du « prix de gros », c’est à dire celui qui est facturé aux bureaux d’enregistrement auprès desquels nous achetons nos noms de domaine. Libre ensuite à ces mêmes bureaux d’enregistrement de répercuter ou non cette hausse. Mais si ce n’est pas celle-là, ce sera surement la prochaine…

Car en effet, L’ICANN (organisme international de régulation des noms de domaine) a prolongé jusqu’en 2012 le monopole de Verisign sur les .com et les .net, en lui accordant en prime la permission d’augmenter annuellement ses tarifs de 7% pendant les quatre ans à venir.

Soit presque 50% d’augmentation en tout d’ici 2012. Autant dire que, du point de vue des « acheteurs » finaux que nous sommes, ça va se ressentir à un moment ou un autre.

Ainsi, à l’heure où la pénurie de noms de domaines commence à se faire ressentir, en tout cas pour les noms courts et pertinents, nul doute que le marché de la revente de domaines va certainement bénéficier, même indirectement, de cette prochaine évolution.

Autre gagnant : Verisign, pour qui cette bonne opération devrait se traduire par une augmentation de ses profits d’environ… 29 millions de dollars.

Bruno

Le retour des pages perso

Il y a quelques années j’avais expliqué comment le design des sites suit un cycle et passe par des phases successives (vous pouvez retrouver cet article sur http://marketing-internet.com/articles/conception/design.html )

Maintenant force est de constater que c’est pire que cela: même les business plans sur Internet suivent un cycle.

Regardez depuis quelques mois que nous vante-t-on ? Les pages perso…. Bon, comme on est en 2007, on ne les appelle pas comme cela, mais on leur donne des noms plus faciles à vendre, mais cela reste des pages perso.

Non Myspace n’est pas une révolution, non Ziki n’en est pas une non plus et je ne parlerai pas de LinkedIn, Viadeo, …

Bref, on retombe sur des plateformes gratuites (financées par la magie d’Internet) qui proposent de créer une page perso, sur laquelle vous mettrez tout ce que vous voulez mettre avec une structure plus ou moins standard.

Cela justifie-t-il d’en faire tant de bruit ? J’en doute.

Qu’en pensez-vous ?

Maxime

Je viens aux nouvelles …

p>On vous parle souvent de référencement, de marketing en ligne, d’ergonomie voire d’utilisabilité. C’est qu’obtenir des commandes est une chose, fidéliser et satisfaire ses clients en est une autre. Communiquez vous suffisamment?

Si vos clients vous demandent régulièrement des nouvelles de leurs commandes, c’est probablement un problème de communication. Pourtant, dans bien des cas, améliorer la qualité du dialogue est relativement simple : A la confirmation de paiement, rappelez le délai de traitement ou de livraison ; sur votre page de contact, indiquez le délai de réponse…

Ces quelques indications rassurent vos nouveaux clients, ceux qui ont décidé de vous faire confiance alors qu’ils ne vous connaissent pas. Vous aurez des relations plus zen et vous diminuerez le nombre de messages qui parasitent votre temps … pour traiter plus de commandes ?

Aurélien Morillon</p

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Puis-je tester votre référencement sur deux mois ?

La phrase qui en dit long sur le niveau de connaissance de l’interlocuteur:

« Puis-je tester votre offre de référencement gratuitement sur deux mois? »

Je pense que la réponse devrait être:

« Oui, je peux aussi vous proposer des poussins à l’essai, je suis sûr que d’ici deux semaines vous pourrez compter les oeufs qu’ils pondront… »

Faut-il prendre le risque d’être impopulaire pour réussir sur le Net ?

Une fois de plus, il semble que la question soit incongrue, tant il est vrai que la popularité est considérée comme l’un des fondements essentiels de la réussite en ligne. Qu’il s’agisse d’être reconnu (et référencé !) par ses pairs pour mieux séduire les moteurs de recherche – Google en tête – ou encore de s’assurer les bonnes grâces des internautes en se pliant à leurs attentes (caprices ?), il paraît difficile de s’affranchir de cette notion de popularité.

Et pourtant, il en est parfois de la « Net-economy » comme de la politique. Après avoir misé sur la faveur populaire pour atteindre la position qu’on souhaitait, il faut savoir ensuite prendre les décisions nécessaires à l’aboutissement du projet qui nous a porté sur la place. Quitte à devenir quelquefois impopulaire.

Le principe est d’autant plus vérifiable dans le cadre d’une reprise de site internet (qui, de temps en temps, revient quasiment à reprendre une petite entreprise). Les clients, les collaborateurs, les « fournisseurs » sont habitués à un modus operandi qui, même s’il a parfois mené l’activité à sa perte, ne les conforte pas moins dans l’idée rassurante que les choses vont toujours mieux si on n’y touche pas. Or, le plus souvent, les responsables d’un site ne sont pas les seuls éléments qu’il convient de changer pour inverser une tendance catastrophique. Et c’est là que le repreneur endosse le plus souvent le rôle du méchant, car il est amené à changer les habitudes et les méthodes de travail pour rationaliser l’activité. Et la perréniser.

La bonne nouvelle, c’est que s’il s’y prend bien, et si l’objectif visé est atteint rapidement, alors la relative impopularité dont il a « bénéficié » au moment de certains choix stratégiques ne dure pas bien longtemps. Mieux encore, lorsque les résultats démontrent la pertinence de l’action honnie, il n’est pas rare qu’il bascule brusquement du statut de vilain petit canard à celui de chevalier blanc. Et ce sont souvent ceux qui brandissaient les fourches à son passage qui, une fois leur nouveaux intérêts assurés, se mettent à l’encenser et à le considérer publiquement comme un visionnaire, un manager de talent, voire même… comme un génie ! Certains fora regorgent de ces revirements de situation, aussi cycliques que cocasses, au gré des réformes (impopulaires) et des résultats (favorables) qui émaillent la vie d’un site.

Mais il y a aussi un mauvais côté, c’est que si les objectifs sont plus longs à atteindre, ou si le responsable se heurte à une résistance plus forte que celle à laquelle il s’était préparé (collaborateurs qui ne veulent pas qu’on change leurs habitudes, concurrents qui se délectaient déjà de la perspective de voir le site disparaître de la scène, clients vindicatifs qui cherchent à faire « payer » d’une manière ou d’une autre leurs frustrations diverses et qui ne lui laisseront aucune chance…), alors il pourrait être contraint d’abandonner la partie et de quitter l’arène sous les huées du public. Avec en prime la possibilité d’être « grillé » pour un bout de temps dans le secteur.

Une sorte de « Quitte ou double », mais guère différent de la prise de risques habituelle dans les autres secteurs de l’économie, notamment ceux qui se caractérisent à la fois par leur dynamisme, leur volatilité et un potentiel énorme.

Finalement, la seule chose vraiment importante, ce n’est pas de savoir s’il vous faut prendre le risque d’être impopulaire pour réussir, mais plutôt si vous en aurez le courage. Car comme en alpinisme, même s’il existe différentes manières d’atteindre le sommet, la voie la plus escarpée et la plus dangereuse reste aussi la voie la plus gratifiante et la plus noble.