Avec l’augmentation du nombre d’internautes, leur vocabulaire s’étend. Y-avez-vous pensé pour votre référencement ?
Google vient de mettre à disposition de tous une plateforme permettant de faire fonctionner des applications sur leur infrastructure.
Le navigateur alternatif a mis 3 ans et demi a atteindre le demi milliard de téléchargements.
Actuellement, il est possible d’enregistrer un nom de domaine dans les extensions génériques (.com, .net, .org …) et d’annuler la procédure sans aucun frais dans les cinq jours. Cette pratique pourrait être remise en question très prochainement…
Alors qu’il a toujours été érigé en principal indice d’efficacité pour les campagnes promotionnelles en ligne, le sacro-saint taux de clic ne semble plus en phase avec les objectifs fondamentaux de la publicité. Certains envisagent de l’abandonner enfin au profit de méthodes plus pertinentes et plus en accord avec la réalité.
Depuis longtemps déjà, certains sites outre-atlantique ont sauté le pas, au moins partiellement, à l’instar de MarketWatch.com Inc., un site d’informations financières américain, qui a abandonné la mesure des taux de clic dans le but de redonner à la publicité online l’efficacité qu’elle mérite.
Il faut dire que la pub par bandeaux ou par boutons a toujours souffert de l’orientation maladroite qui lui a été donnée dès l’origine. Faire venir l’internaute directement sur le site marchand d’un simple clic est devenu l’impératif numéro un. Mais avec l’accroissement exponentiel du nombre de sites, et du même coup la multiplication de bannières publicitaires, l’intérêt des internautes s’est rapidement “dilué” et les taux de clics ont dramatiquement chûté.
D’ailleurs, on en a conclu un peu vite que la publicité en ligne était de moins en moins efficace, alors que c’était en réalité la méthode de mesure qui était inadaptée.
Selon les responsables de MarketWatch.com, que les internautes “cliquent” ou pas sur les bandeaux, la publicité en ligne reste efficace, dans le sens où sa présence contribue au renforcement de la notoriété de la marque. L’entreprise espère bien faire des émules et convaincre les annonceurs et les éditeurs que la pub en ligne reste un formidable vecteur marketing, à condition de savoir l’exploiter.
Certes, le taux de clic permet de déterminer les tarifs auxquels peuvent se négocier les emplacements publicitaires. Et le programme du désormais incontournable Google fonctionne suivant ce principe. Plus une bannière génère de clics, et plus l’emplacement est jugé efficace, donc cher. Mais la continuelle baisse des taux de clics, et la chûte des budgets pub qui en ont découlé ont montré la fragilité de ce raisonnement. Une bannière vue (mais pas cliquée) par un million de personnes est-elle moins efficace qu’une autre publicité cliquée par quelques centaines d’individus ? Si oui, quel est alors l’intérêt des publicités classiques à la télévision ou dans les journaux puisqu’elles ne permettent aucunement de “réaliser” des clients directs à partir de leur seule parution ?
C’est justement le point de vue défendu par les défenseurs d’une nouvelle pub en ligne, qui affirment qu’une publicité reste efficace (et surtout reconnue) sans qu’il soit nécessaire que les internautes se rendent aussitôt sur le site en question. Comme pour les médias traditionnels.
L’heure n’est plus à la consultation impulsive, l’internaute évolue, et sa façon d’utiliser internet est plus réfléchie, plus mûre. Le taux de clic devient donc obsolète, tout juste capable de noter un taux de retour spontané, mais qui ne peut en aucun cas refléter l’impact réel d’une campagne de publicité online.
Ainsi, parmi les 27 raisons susceptibles de convaincre les annonceurs de la pertinence des publicités en ligne, l’Interactive Advertising Bureau ne mentionne pas le fameux taux de clic. Il s’agit plutôt de raisonner en termes de notoriété, d’avantages, d’image et de reconnaissance à long terme.
Et pour un responsable de Taylor Nelson Sofres Interactive, le taux de clic n’est qu’un faible indicateur de pertinence d’une campagne car il ne fournit aucune donnée socio-démographique et, surtout, ne concerne qu’une toute petite partie des internautes exposés à la publicité. En effet, quand on songe que les taux de clic de la plupart des campagnes atteignent rarement 1%, se focaliser sur cet unique élément revient donc à “négliger” les 99% d’internautes qui ont vu la publicité sans cliquer.
Une politique qui semble en totale contradiction avec la volonté de faire d’Internet un média universel.
Récemment, la société Verisign, qui est en charge de la gestion des extension .com et .net, a indiqué que le prix de vente des noms de domaine allait augmenter de 7 à 10% d’ici le mois d’octobre.
Il s’agit bien évidemment du “prix de gros”, c’est à dire celui qui est facturé aux bureaux d’enregistrement auprès desquels nous achetons nos noms de domaine. Libre ensuite à ces mêmes bureaux d’enregistrement de répercuter ou non cette hausse. Mais si ce n’est pas celle-là, ce sera surement la prochaine…
Car en effet, L’ICANN (organisme international de régulation des noms de domaine) a prolongé jusqu’en 2012 le monopole de Verisign sur les .com et les .net, en lui accordant en prime la permission d’augmenter annuellement ses tarifs de 7% pendant les quatre ans à venir.
Soit presque 50% d’augmentation en tout d’ici 2012. Autant dire que, du point de vue des “acheteurs” finaux que nous sommes, ça va se ressentir à un moment ou un autre.
Ainsi, à l’heure où la pénurie de noms de domaines commence à se faire ressentir, en tout cas pour les noms courts et pertinents, nul doute que le marché de la revente de domaines va certainement bénéficier, même indirectement, de cette prochaine évolution.
Autre gagnant : Verisign, pour qui cette bonne opération devrait se traduire par une augmentation de ses profits d’environ… 29 millions de dollars.
Bruno
Une étude de Vérisign, la société qui gère les .com et .net au niveau mondial, indique qu’il y a 63 millions noms de domaine en .com et .net.
Parmi ces noms, 24% sont des domaines parqués. Un domaine parqué est un nom de domaine qui a pour contenu une seule page qui ne contient que des liens PPC (Google adwords ou similaire).
14% des noms de domaine étudiés ne mènent nulle part.
Conclusion: 38% des sites en .com et .net ne servent rien et 24% servent spécifiquement à polluer Internet.
D’après Jakob Nielsen de http://www.useit.com , il y a maintenant plus de 100 millions de sites web avec une évolution actuelle de 25% par an.
Cela veut dire que d’ici 2010, il y aura plus de 200 millions de sites sur la toile.
Qu’est ce que cela signifie pour vous ? Selon votre point de vue deux choses opposées:
1- si vous êtes internaute, c’est une très bonne nouvelle. Plus il y a de sites sur Internet, plus vous avez de chance de trouver des sites qui répondent à vos questions ou vous procurent les sensations que vous recherchez (par exemple des sites de jeux comme http://www.ludosnack.com ).
2- si vous êtes webmaster, c’est une très mauvaise nouvelle. Plus il y a de sites sur Internet, plus vos concurrents sont présents en ligne et donc moins vous avez de chance de vous faire une place sur la toile.
Avec 100 millions de sites, est-il encore possible de se positionner sur les moteurs de recherche ? Tout dépend si vous savez ce que vous faites ou pas. Et par ces mots, je n’entends pas “êtes-vous au fait des dernières astuces colportées par je ne sais quel site”, mais plutôt “avez-vous conscience de devoir proposer quelque chose de différent ?”
En 1995, n’importe qui pouvait être premier sur Yahoo avec la réquête voiture. Il suffisait de créer un site à ce sujet et comme vous étiez le seul, vous vous retrouviez catapulté en première place.
En 2006, si quelqu’un demande à un référenceur d’être premier sur Google sur le terme “voiture”, j’espère que le référenceur est suffisament intelligent pour raccrocher immédiatement le téléphone.
D’ailleurs, l’élargissement d’Internet ne signifierait-il pas la mort des référenceurs ?
Qu’en pensez-vous ? J’attends vos commentaires…