La fin du référencement publicitaire

Une recherche sur Google sur le terme « referencement publicitaire » renvoie plus de 297 000 réponses. La requête « mangeur de cigogne » (populaire du fait d’un concours de référencement) ne renvoie que 26 000 réponses. Pourtant seule la popularité du deuxième terme vous surprend alors que ça devrait être le contraire.

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Creative Commons License photo credit: striatic

Le terme « référencement publicitaire » ne veut rien dire. Le référencement (ou référencement naturel pour ceux qui aiment le terme) c’est le fait de faire connaître son site à un moteur de recherche ou annuaire. C’est donc soumettre son site et espérer qu’il soit accepté et éventuellement bien placé.

Ce que certains appellent « référencement publicitaire » c’est acheter de la publicité sur un moteur de recherche. Quel est le rapport avec le référencement ? Aucun, si ce n’est que le support est un moteur.

C’est comme si en parlant de la télévision, on disait « je fais une interview naturelle ce soir dans le journal de 20h » et qu’au lieu de dire qu’on a acheté de la publicité avant le journal, on appelait cela « une interview publicitaire ».

Soyons raisonnables et utilisons les termes corrects au lieu d’enrober dans un mot qui sonne bien et qui est à la mode (« le référencement »), une pratique qui a parfois une mauvaise image (« la publicité »).

Si vous voulez vraiment appeler le référencement « référencement naturel », alors dans ce cas appelons la publicité sur les moteurs le « référencement surnaturel« . Je trouve que le terme convient bien à ce que certaines agences font passer pour de la magie.

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10 thoughts on “La fin du référencement publicitaire

  1. Bah, pour moi, le référencement, c’est en aval qu’il faut le faire, tout ce qui se fait en amont de la création d’un site n’est que de la « rajoute » sans effets réellement convaincants.

    Sur un marché « logique », les mots à la mode serait rédaction et actualisation.

    A lire sur le blog de Nicolas F.: Des nouvelles de Teeslog et Handytag

  2. Le mieux c’est quand on présente le terme de référencement surnaturel à un public non averti, on voit les yeux sortir de la tête…

    Alors que quand on y pense, c’est un terme qui n’est pas plus loin de la réalité que celui de « référencement payant » (qui lui devrait plutôt désigner le fait de payer un référenceur).

  3. @Munchausen : en effet, rendons à Cesar ce qui lui appartient. Le terme « référencement surnaturel » a été émis pour la première fois lors d’un repas avec le Baron, Emmanuel Parrou et Raphaël Richard, pionniers d’Internet en France et survivants de la bulle Internet de 2001.
    J’ai ensuite repris publiquement ce terme lors de mes interventions à Online Expo 2008.

  4. C’est vrai ! Et pourquoi parle-t-on de référencement en GMS ! C’est nul !!

    Arretez un peu…le référencement publicitaire a sa place puisque c’est le fait d’ajouter une référence via la publicité. Et pour le référencement naturel, pourquoi ne pas parler de positionnement puisque référencer un site est très simple.
    L’erreur faite est de s’approprier des mots en oubliant leur définition première…

    P.S : Par ailleurs une interview publicitaire existe déjà, écoutez la radio et vous en entendrez plein…

  5. @Vincent : un même terme peut aussi avoir plusieurs sens selon le domaine. Reste qu’il existe des abus de langage.

    Par exemple les « normales saisonnières » en météo est un terme du jargon, mais un abus de langage en français correct, où on devrait dire « les normes de saison ».

    @Maxime : référencer un produit c’est le rajouter au catalogue, comme référencer un site est l’ajouter à l’index d’un moteur…

  6. En voilà d’une discussion intéressante … Qui n’a finalement absolument rien à voir avec le titre de l’article.

    Le référencement naturel ou référencement organique comprend l’indexation et le positionnement des pages d’un site Web sur une série d’expressions stratégiques, c’est à dire requêtées et qualifiées.

    Finalement, le référencement organique est loin d’être une finalité mais ne doit être qu’un moyen ! Alors par pitié, demadons aux « positionneurs » d’arrêter cette pauvre course à celui qui pissera le plus loin. Exemple, un appel reçu hier d’un type complètement fier de lui à l’idée de me présenter ses formidables résultats en matière de positionnement : 1er dans Google sur « management » ! ! Waoouw me direz-vous ! Et bien non… Quel intérêt de positionnement une page de 15km de long, qui n’a strictement rien à apprendre aux internautes et qui vient finalement polluer les résultats des moteurs ? Cette personne est un « positionneur »… Quelqu’un qui veut être là, sans savoir réellement pourquoi et qui n’optimise son site que pour les moteurs, sans se soucier une seule fois des internautes. Résultats, un temps moyen de session certainement ridicule, un taux de rebond immanquablement énormissime, un nombre de page vue inévitablement proche du néant…

  7. Bonjour,
    Pour le “référencement surnaturel” je trouve ça original !
    En GMS le référencement publicitaire = Tête de gondole (mise en avant des produits) là ou les produits seront visibles.
    Référencement publicitaire = liens commerciaux = liens sponsorisés = positionnement payant….
    le SEO en France s’est inspiré de la grande distribution pour adopter une terminologie.
    Enfin la magie existe partout même dans le SEO et pour preuve: http://www.referencement-magie.com 😉