D’après Compete, une société américaine d’études statistiques en ligne, Facebook a dépassé Google en tant que source de trafic pour les portails majeurs comme MSN et Yahoo.
Et tous les experts du web 2.0 et des médias sociaux sont heureux de dire que ce n’est que le début et que Google est condamné, remplacé par Facebook et Twitter.
J’ai déjà fait un article à ce sujet où j’explique que je doute fortement de ces prédictions, mais il me semble nécessaire d’évoquer un autre aspect.
Même si Facebook apporte plus de trafic à un portail que Google, est-ce pour autant que Google n’en apporte plus ? Est-ce à dire que le référencement n’est plus nécessaire ?
Les publics sont différents, les comportements différents, les résultats différents.
Cette étude de Compete est intéressante mais elle oublie un élément essentiel: la qualité. Est-ce que les visiteurs en provenance de Facebook achète autant que ceux en provenance de Google ? Est-ce que les visiteurs de Google passent moins de temps sur le site que ceux de Facebook ?
Si vous habitez Paris ou Lille, prenez votre agenda et un stylo. Je vous attends.
Voilà.
La raison pour laquelle vous avez besoin de votre agenda est pour noter que je serai disponible pour vous rencontrer à deux occasions:
Tout d’abord à Lille, le vendredi 5 mars, à l’occasion des Journées du Contenu web – Idemmatic qui se tiendront à EuraTechnologies. J’y serai en matinée, dans le cadre du cycle référencement organisée par le SEO Camp: ateliers, conférences et cliniques sont au rendez-vous, ainsi que l’après midi pour les conférences sur le web analytics. Je serai aussi disponible pour signer des dédicaces du livre « les 60 Maximes du Référencement« .
Ensuite à Paris, le samedi 6 mars, à l’occasion d’une séance dédicace à la librairie Le Monde En Tique, dans le 5e, rue Maître Albert, de 15h00 à 18h00.
Lors de ces deux journées, j’aurai l’honneur d’être accompagné de Bruno Gonzalvez, auteur de « N’Ayez Plus Peur des Chiffres« , livre passionnant et indispensable si vous avez votre propre activité ou pensez sauter le pas.
Au delà des dédicaces, nous serons bien sûr disponibles pour discuter, boire et tout un ensemble d’autres activités.
Combien de fois par jour faites-vous une recherche sur un moteur ?
La réponse à cette question dépend bien sûr du temps que vous passez en ligne, mais c’est probablement entre 1 ou 2 et plus d’une dizaine.
Combien de fois ces recherches ne sont pas fructueuses ? Combien de fois devez-vous enchainer sur une seconde recherche pour trouver l’information qui vous intéresse ?
Si votre métier est de faire des sites rentables, vous venez de découvrir une source sans fond d’opportunités: chaque requête que vous faites qui ne donne pas de résultats pertinents est une requête en manque de site sur le sujet.
Chacune de ces requêtes devrait faire l’objet d’un site dédié.
J’ai reçu un appel d’un ami ce matin. Il s’apprêtait à travailler sur un site qui existe depuis 12 ans.
Sa crainte principale était la perte du référencement si le site était modifié en profondeur, avec changement d’adresse des pages et de la structure.
Connaissant le site, je lui ai dit qu’il y avait en effet un risque, mais probablement faible, simplement parce que le but du site ne collait pas avec une stratégie de référencement.
Le site est en effet un site plaquette, utilisé pour crédibiliser la vente d’un service à des clients qui viennent sur recommandation: Vous me demandez qui je vous suggère, je vous dis d’appeler X de ma part et si vous voulez en savoir plus vous allez sur le site.
Il n’y a aucun client qui vient depuis les moteurs de recherche, ce service ne se prête pas à cela. Le site de Boeing ne vend rien non plus en ligne: les acheteurs potentiels ne vont pas simplement chercher dans Yahoo « acheter avion» .
Réfléchissez à votre site et à son objectif. Avez-vous raison de perdre du temps sur la problématique du référencement ?
J’ai besoin de suivre quotidiennement les positions de plusieurs milliers de mots-clefs sur les 50 premières pages de Google mais quand j’utilise un logiciel après quelques minutes, je me retrouve banni de Google sous prétexte que les requêtes automatisées sont interdites. Je ne peux plus utiliser Google pendant plusieurs heures. Quelle est la solution ?
Merci.
A. Nonyme»
Je pense que cet email mérite une réponse:
« Bonjour monsieur Nonyme,
Votre demande est irréaliste.
Faisons un calcul rapide: 5000 mots-clefs, 50 pages, cela veut dire 250 000 requêtes.
A raison d’une requête par seconde, on parle donc de 250 000 secondes, soit 4166 minutes, ce qui est l’équivalent de 69 heures. Difficile de faire 69h de requêtes chaque jour sauf à en faire au moins 3 en parallèle, ce qui ne va pas aider votre relation avec Google.
Par ailleurs, Google a le droit de restreindre l’accès à son site si vous faites des milliers de requêtes en permanence. Ce qu’il fait visiblement dans votre cas.
Bisous.
Maxime»
Par contre je n’ai pas ajouté le dernier paragraphe que j’avais initialement écrit:
« J’aimerais ajouter, monsieur Nonyme, que votre approche est idiote sur plusieurs plans:
Les résultats de la page 45 sur une requête ne servent à rien: personne n’y va.
Regarder l’évolution au quotidien ne sert à rien: une évolution s’étudie sur une période longue. On ne peut rien déduire d’un jour sur l’autre.
Surveiller plusieurs milliers de mots clefs est ridicule: vous n’aurez jamais le temps d’agir ni même de les étudier…»
Aujourd’hui je vais me permettre de faire un tour d’horizon rapide des commentaires que j’ai vu de-ci, de-là concernant mon livre: « Les 60 maximes du référencement»
« Ce livre m’a déjà appris plus en 10 minutes de lecture que 5 heures de recherche sur la toile où on lit tout et son contraire sans jamais parler de l’essentiel.» – Sylvain Collas- forum marketing
« C’est ce que j’ai pu lire de mieux sur le référencement depuis bien longtemps. Pas de prise de tête, des explications claires pour tout le monde et un ton légèrement humoristique qui rend la lecture de ce livre réellement agréable.» – Erik Nicolas – Ecomblog
« Rendre accessible un savoir faire technique et de façon pédagogique !! Rien de tel pour progresser rapidement !» – Michael Monroger – forum marketing
« La forme de l’ouvrage est très… informelle. Pas de sections, sous-sections et autres alineas dans cet ouvrage. Non. Maxime a au contraire opté pour des causeries, introduites par des citations d’auteurs aussi divers qu’Albert Camus, Francis Blanche, Guy Bedos ou Woody Allen. Le résultat est un livre sur le référencement à la fois original, accessible et agréable à lire.» – Sébastien Billard – Référencement, Design et Cie
« Einstein disait que si l’on est pas capable d’expliquer un concept à un enfant, c’est qu’on ne maitrise pas ce concept. Maxime vient je pense de montrer son expertise à travers ce livre.» – Albert Hofman – forum marketing
« Développant tous les aspects de la question avec pédagogie, méthode et une bonne dose d’humour, Maxime Grandchamp nous révèle les principaux secrets d’un référencement réussi» – Camille Jourdain – Le marketing sur le web
« Je lis et relis…. Et ça m’est accessible…. davantage que beaucoup de site que j’ai lu sur le sujet…. beaucoup répètent des « lieux communs» d’autres se forcent davantage à paraître « érudit» plutôt que simplement rentrer de plein fouet dans le sujet…. ici ce n’est pas le cas» – Jean Pierre – forum marketing
« C’est un peu inhabituel de traiter le référencement sous un angle peu conventionnel. L’auteur, Maxime Grandchamp, nous parle de techniques de référencement introduites par des citation d’auteurs comme Albert Camus, Albert Einstein, Francis Blanche, Jacques Prévert, Pierre Dac ou encore Pablo Picasso… et la liste est longue. (…) Cette vision un peu décalée du référencement m’interpelle.» – Danis Allard – Studio Vitamine
« Signalons ici la sortie d’un livre amusant, intitulé « Les 60 Maximes du Référencement» qui présente notre domaine de prédilection d’une façon amusante…» – Olivier Andrieu – Abondance
« Je vous invite à lire cet ouvrage qui couvre des champs très complémentaires qui intéresseront les professionnels du Web.» – Jean-Marc Hardy – 60 Questions
Fort de ce succès, un appel à questions a été lancé et les référenceurs (et le grand public) sont invités à soumettre des propositions de questions qui seront intégrées dans le corpus des 400 questions officielles.
Ce concept est intéressant et montre une approche communautaire, cependant les bonnes nouvelles s’arrêtent là. L’association a en effet pris une décision qui, à mon avis, met en péril tout le projet:
Les questions ne seront pas publiques.
Voici les raisons pour lesquelles il s’agit d’une erreur majeure et potentiellement fatale:
La qualité des questions ne peut pas être vérifiée de façon indépendante: si une question est mal formulée et est sujette à interprétation, certaines réponses seront fausses sans raison.
La neutralité des questions n’est pas assurée: rien ne garantit que les questions ne seront pas orientées vers une certaine approche du référencement. Par exemple, le jeu des questions peut favoriser un moteur plutôt qu’un autre ou encore des techniques white-hat plutôt que black-hat.
Il est impossible de se préparer à l’examen: les questions ne sont pas connues (au contraire du code de la route) et ne reposent pas sur des connaissances formelles (il n’y a pas de livre exhaustif regroupant ce qui est « bon» en référencement). Le résultat est que même en ayant plusieurs années d’expérience dans le domaine ou si l’on a lu plusieurs livres sur le sujet, savoir si on est à niveau ou pas est impossible.
Le domaine est sujet à interprétation: quelle est la réponse à la question « tous les combien de temps dois-je soumettre mon site ?» ou encore « en combien de temps les résultats sont-ils visibles ?»
Il est impossible d’évaluer le niveau des questions. Les auteurs ne sont pas eux-mêmes certifiés, comment peut-on vérifier que les questions sont du bon niveau ?
Je crois que cette certification est une bonne idée, mais manque de préparation. Il est impossible de certifié sur un sujet si on ne donne pas une base de connaissances (un livre, une formation …) ou si on ne permet pas d’apprendre les questions.
J’espère que l’association prendra conscience de son erreur et la corrigera avant les premiers examens. Dans le cas contraire, cette certification en plus d’être non officielle et non reconnue sera sans valeur.
Si vous ne pensez qu’au référencement, le seul choix possible est le premier mais il a le désavantage de ne pas permettre de créer une marque. Pouvez-vous vivre avec ce choix pendant 20 ans ?