Qui se souvient il y a 8 ans ?

Septembre 2001 est resté dans les mémoires comme une période sombre de l’histoire et une révolution au niveau des relations internationales.

Sur Internet, septembre 2001 a aussi marqué une révolution: la création de nouvelles extensions pour les noms de domaine. Pour la première fois depuis l’invention d’Internet, les extensions génériques traditionnelles (com net org) étaient rejointes par sept autres extensions.

Raccordement téléphonique dans mon quartier
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Lancées en grande pompe, ces extensions avaient pour but de désengorger le .com et de permettre à tout le monde de trouver sa juste place en ligne.

Faisons le point 8 ans plus tard:

.biz: ouverte à tous sous reserve de vendre des chose, cette extension est utilisée sur 2 millions de domaines.

.coop: extension pour les coopérative, à ce jour elle compte moins de 6000 noms

.aero: dédiée à l’aviation, cette extension comporte un peu plus de 6000 noms enregistrés.

.pro: réservée aux professionnels (docteurs, avocats, comptables, …) avec maintenant 32500 noms enregistrés.

.museum: limitée aux musées mais qui ne comporte que 530 noms à ce jour.

.name: extension pour avoir son nom de famille. Elle comporte 320 000 noms.

.info: ouverte à tous, cette extension est la grande gagnante avec plus 7.5 millions de noms enregistrés à coups de promotions agressives (nom de domaine gratuit pendant un an par exemple)

Est-ce que cela valait le coup ? Financièrement peut-être mais au niveau popularité, je reste sceptique…

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8 réponses sur “Qui se souvient il y a 8 ans ?”

  1. Bonjour.

    Déjà 8 ans. Cela me parait hier.
    .museum je ne connaissais pas ?

    Il est vrai qu’au niveau popularité ? Je ne vois pas bien ce que cela amène ?
    Une segmentation plus grande n’apporte pas forcément une meilleure lisibilité ou visibilité.
    A part peut-être pour les initiés.

    Le web reste quand même dans l’esprit des gens une grand plate-forme globale et je ne pense pas qu’il face de différence entre même .fr .org .com

    Seulement pour les langues.

    Frédéric

  2. Le risque de ce type d’extension c’est que la plupart des visiteurs ne les connaissent pas et finiront l’adresse par un .com ou un .fr

    alors de deux choses l’un ou l’on est propriétaire du .com et dans ce cas il n’y a pas vraiment d’interet à avoir une adresse en .Pro ou .biz ; ou l’on est pas le propriétaire du site et dans ce cas un grande partie des visiteurs risque de tomber sur l’autre site …

    bref dans tout les cas On finira par revenir vers le .com le problème venant avant tout d’un manque de notoriété des autres extensions auprès du grand public

  3. Plus d’un an après sa publication, ce billet n’a non seulement pas pris une ride, mais en plus de regarder à juste titre vers le passé pour tenter d’en tirer des enseignements, il ouvre la porte de l’avenir et de l’avènement prochain de ces fameuses « nouvelles extensions » voulues par l’ICANN et attendues comme le messie par la plupart des registrars et les porteurs de projets.

    Ce qui peut amener à se demander – au vu de la popularité toute relative des extensions de second voire troisième choix mentionnées dans ce billet – pour quelles bonnes raisons l’histoire ne se répéterait-elle pas avec les « nouvelles extensions » ?

    La question cruciale du besoin, en somme, a-t-elle été sérieusement posée ?

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