Gourous du Net

Loin d’Internet est le repos

La distraction ne paie pas

Posté par Maxime Grandchamp le 6 janvier 2010

Books Bought & Sold (But I Had The Last Sudoku)
Creative Commons License photo credit: Andrew Stawarz

Je vois de plus en plus de sites marchands qui ajoutent des publicités sur leurs pages.

Leur raisonnement est simple et imparable: à défaut de faire une vente, l’argent rentrera sous forme publicitaire.

C’est une quadruple erreur:

  • Les revenus publicitaires sont minimes. Aucun visiteur ne va sur un site marchand dans l’idée de cliquer sur les publicités.
  • En terme d’image, c’est une grave erreur qui va vous nuire au long terme.
  • Vous risquez d’envoyer vos visiteurs chez des concurrents. (Oui, on peut filtrer les publicités mais si vous avez le temps de le faire c’est que vous ne passez pas assez de temps à développer vos ventes).
  • Peut-être la plus grosse erreur est que cela distrait vos visiteurs: vous leur donner autre chose à voir que votre contenu et vos produits. S’ils ont le choix, ils ne prendront pas la bonne décision.

Si votre but est de vivre de la publicité, pourquoi faire un site marchand ?

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Moins cher que gratuit

Posté par Maxime Grandchamp le 2 novembre 2009

Vos clients sont des êtres humains avant tout et ils souffrent donc des défauts des humains. L’un de ces défauts (certains dirons qualité) est de vouloir payer toujours moins pour des prestations ou des produits.

Money Coins by Photos8.com
Creative Commons License photo credit: Photos8.com

C’est pour cela que nous avons tendance à acheter des produits en solde ou profiter des offres « un acheté, un gratuit» .

Sur Internet, le gratuit abonde: conseils, informations, ebooks, services… Tout – ou presque – existe en version gratuite.

Si vous prenez cette route, il sera donc difficile de vous démarquer. Vous devez aller plus loin. Qu’est-ce qui est mieux que gratuit ? Tout simplement « moins cher que gratuit» .

Impossible ? Non, pas du tout. Voici quelques exemples:

- des services de rentabilisation: vous utilisez gratuitement la plateforme et elle vous fait gagner de l’argent. C’est typiquement le cas des plateformes d’affiliation.

- des services d’optimisation: l’accès au service est gratuit et il vous permet d’améliorer vos revenus existants en optimisant votre approche. C’est le cas par exemple de la plateforme Above qui optimise les revenus des domaineurs qui font du parking.

- un partage des revenus: l’utilisation est gratuite et vous touchez une partie des revenus publicitaires. C’est le cas de certains services de Google comme par exemple le moteur personnalisé.

Proposez-vous du gratuit actuellement ? Si oui, pouvez-vous faire encore moins cher ?

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Les revenus Internet bientôt taxés

Posté par Maxime Grandchamp le 8 juillet 2008

Avec le statut d’auto-entrepreneur, le gouvernement s’était attaqué aux vendeurs plus ou moins occasionnels sur Internet (sur eBay en particulier).

Un nouveau chantier vient d’être lancé: celui de la taxation de tous les autres revenus: légaux, marketing, créatifs et télécoms. Ces revenus comprennent les revenus publicitaires obtenus par affiliation.

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Le désordre règne sur Internet

Posté par Maxime Grandchamp le 16 avril 2008

La course à l’offshore et au montage pour payer moins d’impôts ne connaît pas de limite. Pourquoi ne pas rester en France et monter la structure à Wallis ?

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Google va-t-il vous entraîner dans sa chute ?

Posté par Maxime Grandchamp le 10 mars 2008

L’action Google baisse. Google va donc devoir augmenter ses prix et cela va avoir un impact extrême sur Internet et probablement aussi sur vous.

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Financez des associations en recherchant en ligne

Posté par Maxime Grandchamp le 11 février 2008

Hooseek est un méta-moteur original: vous pouvez le configurer pour reverser les revenus de vos recherches à des associations.

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Après tout, je veux bien diffuser des Adsense

Posté par Maxime Grandchamp le 24 janvier 2008

Les Adsense de Google sont une forme de publicité sympa, mais peut-on réellement gagner de l’argent avec ? Il semblerait que oui …

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Coup de tonnerre dans le landernau de la pub en ligne : Google a décidé de radier les MFA de son programme de rémunération.

Pour ceux qui l’ignoreraient, les MFA (Made For Adsense) sont des sites conçus uniquement pour générer des revenus publicitaires via les publicités Google. Généralement, ces sites n’ont pas ou peu de contenu, et servent uniquement à inciter les visiteurs à cliquer sur des liens rémunérés. Visiteurs que l’administrateur du site aura, pour une part plus ou moins grande, également débauché via Google en achetant… des publicités ! Tout le sport consiste à gagner plus d’argent que ce qui a été dépensé. Et certains s’en tirent plutôt bien puisqu’ils peuvent dégager plusieurs milliers d’euros de bénéfice par mois et par site.

Las ! les annonceurs ont en eu assez de ces acteurs qui faussent le marché, et devant la menace d’une fronde des professionnels, Google a décidé de remettre les pendules à l’heure.

Fini donc le temps des « bons plans Google»  ? Presque. En tout cas, il y a fort à parier qu’une fois la purge effectuée Google durcira les conditions d’éligibilité à son programme de rémunération.

Evidemment, le moins qu’on puisse dire c’est que l’annonce n’est pas populaire, mais j’estime pour ma part qu’elle est saine. Car on ne peut bâtir de modèle économique fiable sur la seule exploitation des failles d’un système. Et pour l’instant, à l’instar des MFA, on a surtout l’impression que la plupart de ceux qui réussisent à gagner de l’argent en ligne sont justement ceux qui sont parvenus à détourner telle ou telle procédure, ou à contourner un blocage technique, ou encore à s’engouffrer dans la moindre anfractuosité légale ou commerciale, juste pour en tirer un profit immédiat.

Tout le monde prétend vouloir faire d’Internet un espace médiatique et commercial digne de ce nom. Mais la maturité, et surtout la légitimité du Web, ne surviendront que lorsqu’on cessera de le marginaliser par des pratiques à visée exclusivement opportunistes à court terme. Pratiques qui, non contentes de biaiser le système en pénalisant ceux qui jouent le jeu, nécessitent des reprises en main régulières qui contribuent à donner d’Internet une image encore très perfectible. Pour ne pas dire carrément négative.

Pour que les entreprenautes soient enfin considérés comme des entrepreneurs à part entière, et qu’on ne les regarde plus avec un sourire amusé en se disant « Bah, ça leur passera, un jour ils auront un vrai boulot» , alors il est indispensable de faire le ménage.

Google vient de commencer…

Bruno

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Quand la pub nous fait tourner en rond

Posté par Bruno le 31 juillet 2006

Avec leur étrange faculté à accumuler les désagréments en cascade, les malchanceux ont inventé le cercle vicieux. Bien assis sur leurs théories qui se démontrent elles-mêmes, les économistes nous ont apporté le cercle vertueux.

Les webmasters, quant à eux, par l’usage pour le moins ambigü qu’ils ont fait de la publicité, ont créé le cercle virtuel. Lequel emprunte d’ailleurs largement aux deux autres la plupart de ses caractères…

Imaginons un instant que vous soyez l’heureux propriétaire d’un site internet présentant de la publicité sous forme de bannières.

Aspect vertueux du cercle virtuel : plus vous faites la promotion de votre site internet, et plus vous avez de chances que les internautes viennent nombreux visiter vos pages. Et, par la même occasion, qu’ils affichent les bandeaux qui s’y trouvent, voire même qu’ils cliquent dessus, accroissant du même coup l’intérêt de votre site aux yeux des annonceurs. Ainsi, en vous débrouillant bien, l’investissement que vous consentez à la publicité de votre propre site peut être très largement compensé par les revenus que vous générez en faisant de la publicité pour les autres. Quelques utilisateurs de la régie publicitaire de Google l’ont bien compris et ont d’ailleurs mis au point une sorte de « martingale»  dont l’objectif est de gagner de l’argent (et même parfois beaucoup d’argent) en optimisant le rapport entre dépenses de publicité et gains tirés d’une promotion très ciblée.

Aspect vicieux du cercle virtuel : plus les internautes cliquent sur les bannières de votre site et, forcément, moins ils le visitent. Chaque clic vous fait gagner quelques centimes d’euro, mais vous fait également perdre un visiteur. Les bannières sont donc autant de trous qui laissent échapper les internautes que vous avez parfois eu beaucoup de mal à faire venir chez vous. En ce sens, certains sites sont devenus de véritables passoires, ou plus exactement une sorte de filtres qui, au gré des bandeaux, redirigent les internautes vers d’autres sites. Une épuisante course à l’audience est alors engagée : pour pouvoir justifier auprès des annonceurs un certain intérêt à être présent sur leurs pages, les webmasters se démènent pour attirer chaque jour davantage de visiteurs. Lesquels iront aussitôt s’egayer vers les sites des annonceurs, amputant ainsi d’autant les statistiques du site éditeur. Et obligeant ce dernier à accentuer encore son effort en vue de les maintenir à un niveau acceptable. Un peu comme s’il suffisait d’augmenter le débit d’un robinet au-dessus d’une main ouverte pour espérer retenir davantage d’eau au bout des doigts. Peine perdue.

Alors quelle est la solution ? Proposer de la publicité uniquement à l’affichage (ce qui se passe d’ailleurs avec les autres media : journaux, télévision, radio..) ? Difficile, voire impossible, car le pli est déjà donné concernant le clic, et ce serait d’ailleurs se priver du formidable outil de tracking commercial que constitue internet. Multiplier les contenus intéressants pour retenir les internautes un peu plus longtemps sur le site éditeur ? Ou tout au moins les inciter à visiter davantage de pages avant d’aller exprimer leur infidélité sous d’autres cieux ? Certains le font déjà, mais les coûts supplémentaires liés à la conception de ce contenu risquent ne gréver un peu plus le budget de fonctionnement de sites qui ont parfois déjà du mal à rentabiliser leur structure actuelle. Et la plupart des sites qui proposent plus de contenu… proposent également plus de publicité.

Bref, on tourne en rond.

En fait, il semble que la tendance actuelle aille vers un contenu de plus grande qualité, à défaut d’être plus copieux. Mais le problème reste entier : si je propose un service suffisamment intéressant pour que mes visiteurs ne soient pas tentés d’aller ailleurs, je gagnerai en audience et en nombre de pages vues… mais je perdrai en revenus publicitaires. Pire encore, je risque d’être de moins en moins sollicité par les annonceurs en raison du fameux « taux de clic» , devenu alors désastreux sur mon site. L’aspect vicieux du cercle virtuel est en marche : davantage de qualité dans mes services, donc plus de pages vues sans que les visiteurs aient envie d’aller voir ailleurs, donc un taux de clic en chute libre, donc moins de revenus, donc moins de moyens pour maintenir mes services à terme ; et là, moins de services intéressants égale moins d’attrait pour les internautes, donc moins de visiteurs, donc moins d’affichages de publicité (et donc de clics), donc moins de revenus, etc…

Et on repart pour un tour.

Finalement, peut-être s’agit-il d’une étape normale de l’évolution d’internet. Et comme dans tout processus d’évolution, on trouve des voies sans issue, des branches sans avenir qu’il faudra couper pour que s’épanouisse l’arbre généalogique de l’internet du futur.

Peut-être que nous sommes justement assis sur ce genre de branche…

Et tout ça, ça me donne bigrement envie de changer de métier pour devenir bûcheron virtuel. D’ailleurs, j’ai déjà ma scie… Circulaire, bien sûr.

Bruno.

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