La certification de référenceur en péril

L’association SEO-Camp avance dans son projet de certification des référenceurs et rencontre un succès certain: en quelques jours toutes les places pour les premiers examens ont été reservées.

畢業典禮當天
Creative Commons License photo credit: 【J】

Fort de ce succès, un appel à questions a été lancé et les référenceurs (et le grand public) sont invités à soumettre des propositions de questions qui seront intégrées dans le corpus des 400 questions officielles.

Ce concept est intéressant et montre une approche communautaire, cependant les bonnes nouvelles s’arrêtent là. L’association a en effet pris une décision qui, à mon avis, met en péril tout le projet:

Les questions ne seront pas publiques.

Voici les raisons pour lesquelles il s’agit d’une erreur majeure et potentiellement fatale:

  • La qualité des questions ne peut pas être vérifiée de façon indépendante: si une question est mal formulée et est sujette à interprétation, certaines réponses seront fausses sans raison.
  • La neutralité des questions n’est pas assurée: rien ne garantit que les questions ne seront pas orientées vers une certaine approche du référencement. Par exemple, le jeu des questions peut favoriser un moteur plutôt qu’un autre ou encore des techniques white-hat plutôt que black-hat.
  • Il est impossible de se préparer à l’examen: les questions ne sont pas connues (au contraire du code de la route) et ne reposent pas sur des connaissances formelles (il n’y a pas de livre exhaustif regroupant ce qui est « bon » en référencement). Le résultat est que même en ayant plusieurs années d’expérience dans le domaine ou si l’on a lu plusieurs livres sur le sujet, savoir si on est à niveau ou pas est impossible.
  • Le domaine est sujet à interprétation: quelle est la réponse à la question « tous les combien de temps dois-je soumettre mon site ? » ou encore « en combien de temps les résultats sont-ils visibles ? »
  • Il est impossible d’évaluer le niveau des questions. Les auteurs ne sont pas eux-mêmes certifiés, comment peut-on vérifier que les questions sont du bon niveau ?

Je crois que cette certification est une bonne idée, mais manque de préparation. Il est impossible de certifié sur un sujet si on ne donne pas une base de connaissances (un livre, une formation …) ou si on ne permet pas d’apprendre les questions.

J’espère que l’association prendra conscience de son erreur et la corrigera avant les premiers examens. Dans le cas contraire, cette certification en plus d’être non officielle et non reconnue sera sans valeur.

Articles en relation :

Be Sociable, Share!

52 réponses sur “La certification de référenceur en péril”

  1. Salut Maxime;

    Contribution intéressante sur des interrogations parfaitement justifiées.
    Pour te répondre rapidement (au moins dans un premier temps), je dirai que ces problèmes ont évidemment été débattus et que des solutions et arbitrages ont pu êtres faits.

    En effet, en marketing comme en informatique, il n’y a pas qu’une façon de faire les choses. Est-ce que cela empêche les formations diplomantes (avec examen donc) ou les certifications ? Non. En revanche, cela impose un certain type d’examen.
    Pour notre part, nous avons pris comme parti d’exclure au maximum la subjectivité de l’examen. Ne sont donc testées que les connaissances testables, avec une forme de question qui exclut autant que possible l’interprétation.

    Les questions ne seront pas connues. On ne teste pas la mémoire des candidats, mais leur maîtrise d’un socle de théories et techniques.
    En revanche, il y a un programme délimité. Nous sommes également tout à fait ouverts à ce que des organismes de formations proposent à l’avenir des formations se voulant préparatoires à l’examen. D’ailleurs, le degré de difficulté de cet examen impose une préparation.

    Quant à la qualité des rédacteurs, elle se veut incontestable par le choix de personnalités brillantes et très expérimentées du SEO francophone.

    Est-ce que ce sera parfait du premier coup ?
    Probablement pas. Mais la perfection est un chemin qui commence par un petit pas. 😉

  2. Comment peut-on parler d’un « socle de théories et techniques » si ce contenu n’est pas connu ? Si je veux passer l’examen du code de la route, je sais que je dois apprendre le livre qui reprend ses règles.
    Si je veux passer une certification Microsoft, je connais le sujet et ses limites et je peux compulser plusieurs livres sur le sujet.
    Actuellement, la certification SEO Camp n’est pas délimitée et son contenu totalement opaque.
    Pour quelle raison ne pas vouloir rendre publique les questions ?

  3. Contrairement à toi, je ne pense pas que cette initiative soit une bonne idée.

    Tout comme le label Accessiweb, ou la certification SEMPO, tous deux coutant une fortune, je suis contre une association unique, régulée par ses membres, pour faire avancer les choses dans ce domaine.

    Il y a un risque sérieux que d’ici quelques années cette certification ait réussie son coup, devienne reconnue et incontournable, et que les personnes en charge décident alors d’en tirer profit.

    Les entreprises de référencement, et les référenceurs freelance, se retrouveront alors le bec dans l’eau et seront obliger de passer – de façon régulière – par l’association pour valider ou revalider leurs connaissances et obtenir leur « badge de membre ».

  4. @ Maxime, la raison est probablement pour que les personnes qui passent l’examen ne puisse pas apprendre par coeur les réponses et fasse preuve d’une réelle capacité d’analyse.

    Dans ton exemple du code de la route tu ne connais pas les questions exactes à l’avance non plus 🙂

  5. Peut être par cause de fainéantise? :p
    Certaines questions du code de la route sont publiques car il y a un jeu de questions très important qui varient d’un test à l’autre permettant d’avoir un test à chaque fois unique.

    Donc pour en mettre 100 à la vue de tous, il faudrait en écrire au moins 1000 qui seraient en roulement.

    A la limite, si vous n’avez pas le temps d’écrire un livre pour ce test, entendez-vous pour vous appuyer sur 2 ou 3 livres source existants.

  6. Maxime, je le répète, le programme de l’examen est connu et disponible : http://www.seo-camp.org/wp-content/uploads/2009/11/ceseo1.ppt
    A partir de la page 10, tu as le détail des modules de l’examen.

    Si tu veux écrire un livre qui couvre le besoin, libre à toi.

    @Propulsr, SEO Camp est une asso de bénévoles. Elle a pour vocation de faire reconnaitre l’expérience des référenceurs qui dans leur immense majorité sont auto-idactes. 100% des membres sont des référenceurs professionnels ou amateurs. Pas d’agence, pas d’organisme de formation, que des individus comme toi et moi.
    La présentation de l’exam coute 150€ (si tu n’est pas adhérent). Si tu penses que c’est trop cher, c’est qu’à mon avis tu n’as pas besoin de ce type de certification.
    Plutôt que de proposer de ne rien faire afin ne pas risquer une hypothétique future dérive mercantiliste; tu peux aussi t’en assurer en adhérerant à l’asso. Ta voix comptera autant que celle des autres. 😉

  7. @MagicYoyo: un exemple concret de ce que je dis: page 11 du PPT, point numéro 16: « outils pour le SEO ».
    Tu seras d’accord avec moi que l’on peut mettre ce que l’on veut derrière ce terme et sans forcer on peut nommer 50 ou 100 outils. Maintenant que se passe-t-il si je cherche mes mots-clefs avec keyworddiscovery.com alors que dans les outils on me parle de wordtracker ? Est-ce que cela fait de moi un mauvais référenceur qui ne mérite pas d’être certifié ?
    Est-ce que si je choisis d’utiliser uniquement des outils payants et donc que je ne sais pas comment fonctionnent les outils gratuits, je ne peux pas être certifié ?
    Point 12: connaissance des sources d’info et actualité: si je ne lis pas Secrets2Moteurs au quotidien c’est grave ? Si je ne connais pas Abondance, c’est critique ?
    Point 14: culture générale SEO, anglais: si je ne comprends pas l’anglais je ne peux pas être certifié ?

  8. Maxime, tu n’as pas besoin d’avoir 100% de réponses justes pour être certifié.
    Tu peux pêcher d’un coté et te rattraper de l’autre. En cela, l’examen permet de valider tous les profils de référenceur… de bon niveau.

    Quant aux questions que tu cites, tu te doutes bien que les questions ne seront pas orientées en ce sens.

  9. @Maxime: Il y a 160 questions aucune n’est disqualifiante, c’est comme un examen classique, tu ne peux pas tout savoir, mais il y a un minimum à savoir, si tu n’es pas bon en anglais tu te récupères ailleurs.

    Note aussi, comme indiqué dans la présentation ppt, un programme détaillé est en cours d’élaboration.

    Pour les tarifs on a essayé de faire le plus accessible possible, les examinateurs étant encore une fois bénévoles :

    * Adhérent + étudiant ou demandeur d’emploi : GRATUIT (pris en charge par l’association)
    * Adhésion étudiant ou demandeur d’emploi + frais certification : 25 + gratuit = 25 euros
    * Adhérent actuel : 40 euros
    * Non adhérent : 150 euros
    * Adhésion + frais certification : 50+ 50 = 100 euros
    * Non adhérent demandeur d’emploi ou étudiant : 100 euros

  10. Bonjour a tous

    Excusez, la façon triviale avec laquelle j’arrive dans cette discussion mais sérieusement : Une certification en référencement est pour moi un peu égale à celle que l’on pourrait mettre en place concernant le métier de voyante !

    Je comprend bien, pourquoi une certification sur ce métier est nécessaire. Aujourd’hui n’importe quel imbécile qui utilise google et visite 2 ou 3 sites sur le sujet peut s’improviser officiellement « Référenceur » et plomber sans vergogne l’indexation des sites de sa clientèle.

    On a vendu tout et n’importe quoi en matière de référencement (comme il y a quelques années en terme de webmastering) et cela a fait du tord aux véritables professionnels impliqués qui ont du batailler ferme pour arriver à obtenir une certaine considération de la part de leur clientèle.

    La certification est à mon avis indispensable pour arriver à restaurer une confiance dans cette profession, mais…

    Comparer la certification au code de la route est une imposture car on peu sans peine maîtriser les règles du code de la route qui sont clairement définie contrairement à celle du référencement qui sont cachées et peuvent changer du tout au tout au bon vouloir des maîtres de l’indexation d’internet.

    Lorsque je compare cette certification à celle que l’on pourrais mettre en place pour la voyance, c’est exactement le paradigme qui correspond.

    Vous allez demander à une voyante, si elle connaît, la boule de cristal, les lignes de la main, les cartes du tarot, l’astrologie, la numérologie,… comment les observer et quelles interprétations on pourrait éventuellement en tirer. Vous allez lui faire apprendre par coeur un grand nombre de prédictions données par les voyants les plus reconnus de la profession et comment se tenir au courant de leur actualité (et espérant qu’ils partagent effectivement toutes les informations dont ils disposent).

    Bon il y a bien des paramètres que les réf….pardon les voyantes vont oublier comme le fait d’adapter les prédiction à sa clientèle ou de sélectionner uniquement les prédictions qui peuvent réellement servir, mais c’est une autre histoire (ou un autre métier).

    Sérieusement, vous pouvez faire toute les prédictions possible et imaginables sur les règles qui régissent l’indexation ou la visibilité sur internet. Vous pouvez même tester et évaluer la qualité de ces prédictions et croire que vous avez trouvé la martingale universelle. Mais une simple mise à jour de l’index, des algorithmes ou même des concepts d’indexation peut rendre obsolète cette belle méthode et vous ramener dans le monde de la prédiction.

    La question de maxime est peut-être de savoir comment écrire un livre sur le tarot divinatoire ?

  11. @MagicYoyo

    Je n’ai pas dit que le référencement est une imposture.

    J’ai dit que le considérer comme dépendant de règles connues et clairement définies (comme le code de la route) est une imposture.

  12. Si tu relis le fil des commentaires, tu verras que je n’ai pas parlé de code de la route… et il faut se méfier des raisonnements par analogie.

    Encore une fois, nous testerons ce qui est testable, pas les croyances. Si cela te parait trop obscur, il me semble alors judicieux de nous laisser le bénéfice du doute quant à :
    – nos intentions
    – notre capacité à comprendre ces problèmes et tester des solutions
    – notre capacité à mobiliser le meilleur du monde du SEO francophone pour produire cet examen
    – notre capacité à améliorer en permanence ce futur examen

  13. « Une certification en référencement est pour moi un peu égale à celle que l’on pourrait mettre en place concernant le métier de voyante ! »

    Je n’aurais pas présenté les choses ainsi mais effectivement s’il n’existe pas de une base de connaissance communes, accessibles, reproductibles et vérifiables je ne vois pas comment dire autrement…

  14. Mais bien sûre qu’il existe une base de connaissance commune, il existe des livres, des tests, des études… et même des personnes faisant des conférences sur le sujet (N’est-ce pas Maxime ? ;D)

    Je crois que je vais m’arrêter là sur cette discussion, ca commence à troller 🙂

    A+

  15. La démarche est intéressante, ce qui me choque un peu plus, c’est la remise en cause tous les 2-3 ans du référenceur.
    N’aurait il alors pas été plus simple de faire une certification basique avec des couches remises à jour tous les 2-3 ans afin que le référenceur soit toujours au fait des techniques de sa profession ?

  16. Il n’y a pas de remise en cause tous les 2-3 ans du référenceur, mais éventuellement du statut de certifié 😉

    L’idée est de dire qu’éventuellement dans 2-3 ans le référencement sera très différent de ce qu’il est aujourd’hui, du coup, il est possible de déconsidérer les vielles certifications. Mais ce n’est pas systématique tous les 2-3 ans, s’il n’y a pas de grands changements, les vielles certifications pourront rester valables, tout dépendra des évolutions futures.

  17. En référencement, il est logique que la certification soit datée.
    Si tu est certifié en 2010, tu pourras te prévaloir d’avoir été certifié en 2010. Mais en 2020, que vaudront tes connaissances de 2010 ? Il ne serait pas normal de donner un label à vie à un référenceur.

  18. Hello,

    Ce sujet me fait un peu penser au billet de Laurent : l’art du référencement (http://www.laurentbourrelly.com/blog/369.php). Ya rien de magique dans le ref 😉

    Pour moi une certification SEO n’est en aucun cas comparable à une certification de voyance, en SEO il existe une majorité de bases admises par tout le monde. Rien de sorcier là dedans ! Pour optimiser techniquement un site, les règles n’ont pas beaucoup changé ces dernières années… le « socle de théories et techniques » est à peu près le même sur la majorité des ressources SEO.

    Après il y a une base plus subjective ça c’est sur, plus difficile à acquérir & à évaluer, mais qu’on retrouve dans n’importe quel examen (philo, marketing, communication, etc…). Ne pas faire de certification car une partie des connaissances seraient plus subjectives est dommage d’après moi. Ce n’est que la 1ère édition, elle pourrait par exemple engendrer un livre préparatoire rassemblant les connaissances nécessaires à l’examen (ça serait super intéressant d’ailleurs, même pour ceux ne présentant pas l’examen), ou une bibliographie d’ouvrages de référence. Pour moi cela reste un premier pas très intéressant qui ne peut que servir au métier de référenceur qui il est vrai, est assez obscur aux yeux de beaucoup de monde. S’il fallait attendre que l’Etat prenne ce genre d’initiative, je ne suis vraiment pas sur que ça serait mieux fait (sans parler du délai pour le mettre en place, bien plus long AMHA)

  19. Re

    Note, je ne suis pas ici pour troller, je relance simplement une discussion bien intéressante.

    Je n’ai pas dit que la certification ne devait pas voir le jour, bien au contraire. J’ai même donné les principales raisons pour lesquelles il est indispensable de la mettre en place (démarche qualité et confiance du client). De même j’approuve à 200% le fait d’avoir à renouveler cette certification car les facteurs évoluent extrêmement rapidement. Et contrairement à ce que vous croyez peut-être, je suis prêt à faire confiance à l’équipe du SEO Camp pour mettre en place un tel label (après-tout c’est vous les pros, pas moi).

    Ceci dit, a la lecture des question légitimes de Maxime, je m’inquiète un peu de connaître la vision du référencement qui va être choisie par votre équipe comme étant pertinente. Il semblerait que cette vision soit opaque en premier lieu pour ceux qui vont devoir l’adopter comme ligne de conduite.

    Cela me rappelle fortement un strip comics de Dilbert : Le chef tend à Dilbert une feuille en lui expliquant que c’est la nouvelle stratégie de l’entreprise et qu’il doit l’appliquer. Dilbert s’étonnant de voir une feuille blanche se voit répondre que cette stratégie est confidentielle et qu’il n’est pas habilité à la voir. Demandant comment il va appliquer à la lettre une stratégie qu’il ne connaît pas il se vois répondre : Travaillez, si vous n’appliquez pas la stratégie je vous engueulerai ! .

    Bref vous m’avez compris, même si il existe des « Best Practices »* unanimement reconnues (La boule de cristal, les cartes,…) il existe plusieurs stratégies de référencement bien différentes et parfois contradictoires (Black or white…). Laquelle allez-vous considérer comme correspondant à une certification SEO Camp ?

    Ces best-practices ne sont-elles pas déjà appliquées par d’autres corps de métier du Web comme les développeurs du site, l’équipe marketing (le vrai), ou celle de la publicité sans avoir besoin d’un prestataire supplémentaire du nom de référenceur qui serait relégué au rang d’audit du projet ?

    Qui allez-vous certifier en fait ? :
    Des référenceurs (??), des développeurs, des gestionnaires de contenu, des marketeurs, des community-managers,…

    Les pré-requis d’un gestionnaire de contenu seront-ils les mêmes que ceux d’un développeur ?

    Avez-vous prévu de certifier des représentant de ces corps de métier ou seulement des « techniciens/ sémanticiens, touche à tout » destiné à des petits et moyens projets pouvant enfin adopter une signalétique indiquant un statut « officiel »….

    Certes vous pouvez conseillez des ressources documentaire, mais celles ci seront-elles mise à jour aussi rapidement qu’il devrait pour une certification renouvelée tout les deux ans. Internet est rempli de conseils en référencement qui étaient pertinent au moment ou ils ont été écris et qui sont totalement obsolète voire franchement contre-productifs aujourd’hui. Je ne parle pas des ouvrages papiers dont la durée de vie est bien plus longue. Les références absolues d’hier sont loin d’être d’actualité aujourd’hui.

    Le métier de « référenceur » est-il lui même encore d’actualité il ne s’est-il pas dilué entre divers corps de métier.

    En conclusion,… que vous travaillez à mettre en place une certification correspondant à des best-practices, c’est vraiment un très bon projet si vous voulez le menez à son terme dans des conditions qualitatives bien calibrées.

    La façon dont vous allez évaluer et attribuer cette certification peut (comme le signale Maxime) rendre ce label incontournable ou seulement anecdotique.

  20. @Munchausen : Je me positionne un peu avec un regard extérieur, je ne connais pas les personnes organisant la certification, et dans le cadre de mon travail je ne fais pas uniquement du référencement, bien que ce sujet me passionne.

    Dans un monde parfait, nos « best practices » devraient être appliquées par défaut par plusieurs autres corps de métier, mais de part mon expérience, je peux t’assurer que c’est très loin d’être le cas, et qu’en réalité le référenceur doit effectuer des taches très diverses :

    – Définir avec le directeur l’espace sémantique, les mots clés cibles générateur de trafic & de conversion
    – Expliquer au développeur comment construire l’architecture de son site, les titres de pages, etc…
    – Indiquer à l’intégrateur les balises H1 etc…
    – Former le rédacteur à l’écriture pour le web (titre, mots clés, linking…)
    – Apprendre au directeur market/commercial à analyser les données issues d’analytics
    – Liste non exhaustive !

    Il doit donc veiller à ce que la stratégie de référencement soit appliquée par tous ces corps de métier (ce qui est très très rarement le cas), mais son travail est loin de s’arrêter là. La génération de liens entrants est aussi essentiel, et c’est sur ce point que la stratégie peut un peu évoluer d’un référenceur à un autre. Mais d’après moi, toute la première partie de son travail reste à peu de chose près la même pour beaucoup de projets, et n’a pas fondamentalement changé ces dernières années (il y a eu des compléments importants bien sur)

    Je ne suis pas d’accord quand tu dis « il existe plusieurs stratégies de référencement bien différentes et parfois contradictoires (Black or white…) » ou que « Internet est rempli de conseils en référencement qui étaient pertinent au moment ou ils ont été écris et qui sont totalement obsolète voire franchement contre-productifs aujourd’hui ». Je ne sais pas dans quelle mesure le référencement est un sujet que tu as approfondi, mais de part mes modestes connaissances et lectures en la matière, je t’assure ne pas avoir l’impression que les techniques que j’ai apprise il y a 3 ans soient différentes d’aujourd’hui. C’est clair qu’il y en a toujours de nouvelles, mais très peu qui vont changer fondamentalement nos techniques actuelles. Il s’agit surtout de complément. De plus, white hat et black hat sont ne sont pas si différents que ça ! Le black hat va plus loin, mais il utilise la même base que le white hat. Mais d’autres pourront certainement mieux s’exprimer que moi, mon expérience en référencement pur n’est pas très grande.

  21. Tout ce biniou est une vaste fumisterie pour s’imposer en tant que leader d’opinion. Bref, c’est de la com’ marketing, domaine dans lequel je leur reconnais sans peine une aisance rendue possible par un culot énorme.
    Pour être référenceur, il faut positionner le site de son client et faire tenir ses positions sans avoir à y revenir (comment gérer un parc important de clients qui s’agrandit d’années en années sinon?). Point.

    Quand à dire qu’au fur et à mesure des années il faut revoir la « certification », c’est pointer du doigt la principale lacune de ces référenceurs (qui veulent s’imposer comme la norme? vraiment ?) qui n’ont que leurs reseaux-de-farm-links-entre-amis + quelques astuces techniques périssables à disposition. Car le concept de pertinence, lui, est d’une stabilité à toute épreuve.

  22. Je trouve intéressant ces échanges. Quelques fautes de français induisent des contresens. Alors mettre du désordre dans le désordre pour avoir de l’ordre, je souris. C’est l’application de la loi du chaos. Thérapeute, je constate que certains ne connaissent pas encore leur DOS (inconscient), et précisent même que cela n’existe pas.comment vont-ils faire pour mettre de l’ordre dans celui des autres ? Comme un certain médecin devenu député qui fait des lois pour mettre de l’éthique dans des métiers qu’il ne connait pas. Et lui n’a pas fait science politique, Pourtant il sait ce qui est bon pour tous les autres. Cet élève là de Pythagore s’appelait Tyran. Il a eu de nombreux descendants, qui font encore des petits maintenant. Bien je suis cependant convaincu que l’ordre est nécessaire et se met en place à partir des démarches ici proposées et mises en place. Courage et merci de faire avancer le schmilblick.

  23. Au départ j’était pour mais je pense que ça vas devenir une pompe a fric et que seul les grosses boites payerons cette certification comme dans le domaine de la sécurité. Il faudras payer pour travailler et certain organisme de formation se ferons de c******* en or sur le dos de pro du référencement qui n’ont pas cette certification.

    Qunad je voie les pratique de certaine boite de référencement qui spam mon réseau d’annuaires et qui vous méprisse alors que c’est grace à vous qu’il référence leur client. Je me dit que l’avenir du référencement n’est aps dans des grosse société mais plutot du coter des artisants.

  24. Bonjour,

    Je trouve cette discussion très intéressante. Merci à Maxim de nous révéler cette info de chez SEO CAMP qui a eu une belle idée qu’est cette certification des référenceurs.

    Cependant je n’adhère pas du tout à la manière que préconise SEO CAMP pour certifier tel ou tel référenceur.

    Pour une raison simple : ne soyons pas hypocrite. Le but recherché est bien de filtrer le marché des prestataires en choisissant les bons et écartant les mauvais référenceurs.

    Or un bon ou mauvais référenceur se juge aujourd’hui, et j’insiste sur aujourd’hui, au minima sur sa capacité à positionner DES sites Internet sur Google sur divers requêtes prédéfinies. Car au final et puisque la certification visera à rassurer des clients éventuels, c’est la satisfaction Client qui compte et celui-ci n’est satisfait que si les résultats (sur Google) sont au rendez-vous.

    Note : j’écarte les résultats sur d’autres moteurs car, ne soyons pas hypocrites, les référenceurs les plus recherchés sont ceux qui sont les plus performants sur Google. Qui peut me dire le contraire ?

    Mais alors, pourquoi ne pas directement liée cette certification aux résultats obtenus par un référenceur au lieu de le tester sur une série de questionnaires qui ne garantissent au final aucune performance des résultats sur Google.

    En d’autres termes si la réussite d’un quelconque examen sur des questionnaires prédéfinis permettaient de donner gage de bon référenceur selon SEO CAMP, il y a longtemps que Google himself aurait proposé et développé un tel outil un peu à l’image de sa certification AdWords.

    Y avez-vous pensé ?

    Pour être un peu plus dur, je pense que ce que propose SEO CAMP dans ce cadre est une arnaque.
    La certification n’aura aucune utilité sinon créer de l’amalgame entres prestataires.

    Pourquoi ne baserions-nous pas cette certification sur la mesure des performances ? Comme par exemple, définir une DENSITE de performance qui serait simplement un ratio entre le nombre de bons résultats obtenus sur Google (définis selon des critères cette fois-ci prédéfinis par le corps professionnel de SEO CAMP ;)) et l’ensemble des résultats obtenus par le prestataire au cours d’une période (là encore choisie par ce corps des PRO SEO CAMP).

    Oui mais alors se posera la question de la durée de vie de cette certification. C’est là ou je pense au développement d’une plateforme sécurisée (une sorte d’extranet) permettant de suivre en TEMPS REEL des tâches du prestataire. Voyez! Une sorte d’une gigantesque base de données qui regroupera un tracking des performances de tous les prestataires et les certifiant en fonction de ces performances. Cela suppose donc de donner des niveaux de certifaction (basic, gold, premium,…) qui seront remis en jour régulièrement par les membres de la commission qui les gérera. Et accessible sur le site internet (ou blog ou autre) du prestataire certifié.

    Cela n’est qu’une idée. Qu’en pensez-vous ?

    Enfin, il convient de bien définir ce qu’un référenceur. Car celui-ci peut couvrir un large panel de métiers tous ayant pour but de répondre au besoin de visibilité (à moindre coût ?) et de chiffre d’affaires d’un éventuel client. Mais cela est une autre question.

    Cordialement,

  25. @NumismatiK : C’est une idée, mais c’est très complexe à mettre en oeuvre une certification des prestations.

    Ce n’est PAS DU TOUT l’objectif du SEO Camp.
    L’objectif est de dire si une personne a les bases suffisantes en SEO pour en faire son métier.
    Une personne certifiée ensuite peut très bien partir en Freelance faire une prestation SEO bas (ou haut) de gamme, s’occuper de ses propres sites, ou rentrer dans une société sans vraiment faire de prestation SEO derrière, mais plutôt du webmarketing…

    Cela permet en particulier de faire valoir des compétences pour lesquels il n’y a pas de diplôme et donc une meilleure intégration dans le marché du travail.

    Je vous conseille de bien lire les informations déjà disponible http://ceseo.org

  26. @magicYoyo – merci pour l’invitation à rejoindre l’asso (message 6), je vais y réfléchir, mais pour être honnête, ne vivant pas en France (à l’heure actuelle), ni de mes prestations de référencement, je ne pense pas pouvoir y apporter quelque chose.

    @alex (message 12) magique le site… ‘*: une somme forfaitaire de 1000 euro par dossier sera retenue sur toute prestation pour frais de gestion.’ en minuscule en fin de page. C’est marrant comme le texte de cette taille attire l’oeil 🙂

    @Munchausen Même s’il y a des règles généralement acceptées, le référenceur est dans le flou artistique quand il s’agit de délimiter exactement le bien/mal. Je pense que la certification se fera sur les connaissances dites white hat, car de toute façon il n’est pas recommandé d’utiliser le black hat pour ses clients (si tu souhaites vivre des prestations référencement – voir http://www.laurentbourrelly.com/blog/237.php)

    @NumismatiK – se baser sur la mesure de performance est aussi un peu risqué.
    Admettons que je me brouille avec un autre référenceur. Il serait alors possible de ‘plomber’ le niveau de certification de l’autre en s’y attachant un peu.

  27. Re,

    @Centrale. Il ne s’agirait pour les membres de la commission, d’accéder aux techniques des prestataires mais de mesurer leurs résultats (par une sorte de reporting des indicateurs comme les positionnements, les actions engagées pour obtenir tels résultats,…) et qui seront donc notés selon des critères internes préalablement établis pour la certification.

    @Alex. Il ne s’agit pas d’une certification des prestations mais celle des PRESTATAIRES jugés sur du concret : leurs prestations. Quant à la complexité, je pense que le jeu en vaut la chandelle car l’enjeu est énorme.

    J’en veux pour preuve, la présentation de CESEO (ceseo1.ppt) dont je me suis procuré.
    Il y est développé 4 buts précis visés par cette certification (tous louables) mais dont un m’interpelle en particulier : une réponse aux problèmes d’image de la profession dans le quel on prévoit de révéler LES LIMITES de certains professionnels !

    Je veux bien. Mais le risque c’est de mettre de coter tous ce qui n’auront pas réussi « le fameux test » ou n’y ont pas tout simplement participé en sachant très bien qu’une très forte demande des référenceurs professionnels existe et des clients sont sensibles aux certifications.

    En clair, nul doute que si SEO CAMP met cette certification en place, nombreux sont des clients potentiels qui y auront recours pour recruter ou choisir des prestataires. Ne soyons pas hypocrites.

    La question est de savoir, est-ce un prestataire certifié SEO CAMP est digne de confiance que celui qui ne l’est pas ? Est-ce la certification contribuera à améliorer l’image de la profession ?

    Ma réponse est : NON. En tout cas en l’état actuel de cette proposition.

    En effet vous dîtes « L’objectif est de dire si une personne a les bases suffisantes en SEO pour en faire son métier. » Et alors ? Cela garantie-t-il un bon référenceur ? Bien sûr que non ! Mais alors l’image de la profession continuera toujours d’être salie MALGRE la certification.

    Et d’ailleurs, je vous trouve en contradiction avec vous car vous disiez en même temps (message 12) :
    « Cependant, il existe une base solide de savoirs dans le référencement, mais évidemment pour être un bon référenceur comme pour être un bon cuisto, cette base ne suffit pas. » Donc à quoi sert de baser la certification sur ces critères ?

    Je continue à douter fortement de la pertinence des critères de SEO CAMP (c’est la cas de le dire ;)). Et je pense que tout cela est précipité même si l’idée est encore une fois excellente.

    Car moi-même j’en suis demandeur étant un référenceur confirmé. Mais je regarde loin dans l’avenir.
    Suffira-t-il de réussir ces tests pour rassurer d’éventuels clients ? Je pense que c’est se foutre complètement de ceux-ci et pire, c’est encore pourrir le marché !

    @Léo. Je ne comprends pas votre supposition. Mais de toutes les façons les deux sont risqués.

  28. Pour répondre à Numismatik :
    La certification ne certifie pas un prestataire, mais une personne.
    Autrement dit, on ne vise pas du tout à filtrer le marché du référencement. On vise à rendre le marché de l’emploi du référencement plus lisible, à permettre aux référenceurs sans diplomes (l’immense majorité donc) de faire valoir leur niveau de compétence dans une négociation salariale.

    Est-ce que certains en feront un argument commercial ? Surement, mais la communication d’une personne certifiée est soumise à conditions pour éviter les dérapages.

    Se baser sur la performance me parait une fausse bonne idée :
    – c’est irréalisable, on ne sera jamais capable de se mettre d’accord sur ce qu’est un référencement difficile
    – un référenceur ne bosses jamais seul sur un site web et n’est donc pas seul responsable de la perf SEO
    – référencer laredoute.fr ou maboulangerieducoin.fr n’a rien à voir en termes d’objectifs, de stratégie, de technique et de moyens…

  29. @Magic. Vous dîtes : « La certification ne certifie pas un prestataire, mais une personne. » Là on joue sur les mots. Mais cela n’altère en rien le fond de ma pensée développée ci-haut.

    Vous dîtes : « Autrement dit, on ne vise pas du tout à filtrer le marché du référencement. » C’est ce qui se passera quand même avec une certification qui sera bien « vendue » dans peu de temps. Personne n’est dupe. C’est tant mieux ! Mais sur les bases des critères actuels.

    Vous dîtes : « On vise à rendre le marché de l’emploi du référencement plus lisible, à permettre aux référenceurs sans diplômes (l’immense majorité donc) de faire valoir leur niveau de compétence dans une négociation salariale. » Ce n’est pas ce qui ressort de la lecture que j’ai faite de votre présentation (ceseo1.ppt) ou plutôt celle de SEO CAMP dans la quelle il semble reconnaitre les diplômes existants actuellement : Les formations de Mulhouse et Lyon. Pourquoi ne pas laisser le temps à ces formations de produire les diplômés ou permettre de faire passer des VAP (validation des acquis professionnels) par exemple ou quelque chose de ce genre ? Donc la question n’est pas tant le diplôme en lui-même qu’avance SEO CAMP mais quelque chose de plus que cela : l’image de la profession. C’est cela qui me gène quand cette certification prétend hausser son image. J’avoue que je ne vois pas l’intérêt si ce n’est foutre le bordel là où nous avons TOUS besoin de lucidité.

    Donc certification, OUI. Critères aux questionnaires, NON.

    Vous dîtes : « Se baser sur la performance me parait une fausse bonne idée :
    – c’est irréalisable, on ne sera jamais capable de se mettre d’accord sur ce qu’est un référencement difficile  » Peut-être que c’est une fausse bonne idée. Mais vous savez moi, en tant que prestataire SEO, chacun de mes devis tient compte des difficultés que j’estime pouvoir rencontrer pour le positionnement d’un site (basées notamment sur les facteurs SEO existants et des historiques de prestations de niveau comparable). Il me semble qu’un consensus est toujours possible pour définir les niveaux de difficultés d’un référencement (en termes de mots-clés ciblés, de concurrences, de l’âge du site, …) que peuvent définir des professionnels.

    Vous dîtes : « – un référenceur ne bosses jamais seul sur un site web et n’est donc pas seul responsable de la perf SEO » . Honnêtement, j’avoue que c’est ambigu ce propos. Car même si on est d’accord que le référenceur ne bosses jamais seul, mais en ce qui concerne les performances SEO, il est le seul responsable car en toute logique, toutes recommandations SEO passent par lui et il a la charge de vérifier toutes les actions SEO entreprises (bloquantes ou non).

    Vous dîtes : « – référencer laredoute.fr ou maboulangerieducoin.fr n’a rien à voir en termes d’objectifs, de stratégie, de technique et de moyens… » On est bien d’accord. Mais pensez-vous vos questions couvriront l’ensemble de ces aspects ?

    Sûrement pas.

    Cordialement,

  30. En ce qui concerne la VAE, c’est justement un des objectifs que la certification pré-figure. Mais faut être clair, un dossier de VAE ne se monte pas à partir de zéro.
    Il ne faut pas compter pouvoir transformer la certif en exam de VAE avant une paire d’années d’expérience et de résultats sur la certif.

  31. C’est bien ce que disais : c’est un peu précipité tout ça.
    Je n’y adhère pas même si, encore une fois, je trouve l’initiative très louable.

    Cdt,

  32. @NumismatiK : « Vous dîtes : « La certification ne certifie pas un prestataire, mais une personne.» Là on joue sur les mots. »

    Je le dis haut et fort : CELA N’A RIEN A VOIR !
    Une personne certifiée fait ce qu’elle veut ensuite, nous ne vérifions pas les prestations de cette personne. Éventuellement, l’association se réserve le droit de supprimer la certification d’une personne ayant été jugée coupable d’arnaques, par exemple, mais c’est un cas extrême, très très rare.

    De même, qu’un prestataire ayant en son sein des personnes certifiées fait ce qu’elle veut en terme de prestations ou de méthode SEO. Par exemple, si un éditeur de sites est certifié, mais fait du blackhat, bien lui en fasse, par contre, pas d’arnaque.

    Pour reprendre l’idée du permis de conduire, la certification CESEO c’est le permis, et non la police qui vérifie que tu conduis correctement.

  33. @ NumismatiK

    Tu dit « Voyez! Une sorte d’une gigantesque base de données qui regroupera un tracking des performances de tous les prestataires et les certifiant en fonction de ces performances. Cela suppose donc de donner des niveaux de certifaction (basic, gold, premium,…) qui seront remis en jour régulièrement par les membres de la commission qui les gérera. »

    Comment expliquer à son client que les informations de son référencement son entre les mains d’autrui et que il se peux que un jour elle soit pirater ?

  34. Sujet brulant ! Pour la validation des acquis, je pense que je dois encore faire mes preuves quelques années donc, la certif c’est pas encore pour moi. L’effet kisscool c’est le diplôme d’état à l’IUT de Mulhouse « référenceur/rédacteur web » et là pas besoin de contrôle technique tout les 2 ou 3 ans, mais la durée est d’une année pour cette licence pro et il vous faut minimum un bac dans la poche. Dommage je viens d’un milieu et d’une génération ou l’on s’en foutait du bac et ou le seul diplôme était celui de la connerie. Maintenant évidement, après beaucoup de regret et galère, je me bats pour rester au top dans une activité de référenceur que l’on m’a appris sur le tas (j’ai eu la chance de tomber sur un bon gars qui fait d’ailleurs partie de SEO CAMP ! Le comble) en expliquant à mes 2 gamins que sans études ils auront à peine de quoi vivre (sauf exception). J’ai 37 ans et en songeant tous les jours à l’avenir, je n’ai plus envie de retourner à l’école, même si je sais que cela peut m’apporter reconnaissances et jalousie après obtention d’une licence pro, j’ai pris un rythme de vie très familiale où tout fonctionne parfaitement, c’est cette raison bonne ou mauvaise qui me motive pour ne pas y retourner. Je travaille chez moi et je gagne modestement ma vie, mais je suis heureux de faire ce que j’aime et je pense qu’en tant qu’autodidacte c’est la qualité de mon travail et mon humilité qui me certifie auprès de mes clients. Si vous êtes mauvais sur un coup, vous ne le serez pas toujours, et ce, avec ou sans diplôme. C’est ma revanche sur ce que la vie m’a apporté même si l’on dit que nous nous la construisons, je ne dis pas que c’est à présent facile, mais c’est mon choix . Bon ma vie c’était pas le thème, c’était juste pour dire FAITES CE QUE VOUS VOULEZ et bonne chance 😉

  35. C’est effectivement assez dur de retourner à l’école, mais cette formation diplomante à l’IUT paraît très intéressante.
    De mémoire, en formation continue, certains pouvaient la faire en un an.

  36. @François (consultant en référencement), ceci est un autre problèmes de la France : l’importance du diplôme au yeux des recruteurs et son impact sur les salaires… complètement illogique face aux métiers liés au référencement. Est-ce qu’un diplômé d’une école de commerce ou autre MBA/Master pourra automatiquement généré plus de trafic qu’un bachelier ou qu’un DUTien ? Pas forcement, mais pourtant je vois encore trop souvent le sacrosaint Bac+5 sur les offres d’emploi intéressantes. Et je ne parle même pas des offres de stages honteuses de certaine boite très connu ( http://www.webmarketing-com.com/2009/06/11/4108-offre-stage-prisma-presse-recherche-une-chargee-de-referencement-naturel )!

  37. Tu commences à avoir pas mal de formation webmarketing/e-business à ce niveau bac +2/+3. C’est logique qu’une boite cible ces profils, surtout dans la presse où les problématiques de rédaction ne sont jamais bien loin.
    Quant à demander de l’expérience à un stagiaire… O_o’

  38. @Léo : Les recruteurs mettent malheureusement dans le même sac tous les types de poste dont ils ont la charge.
    Le QI et le QE n’étant pas à 100% fiable, ils n’ont trouvé qu’une solution pour faire la sélection : l’école ou le diplôme que l’on a en poche.
    Trop d’expérience tuant la valeur du diplôme, ils préfèrent souvent comme prisma un employé type que l’on pourra former et qui possèdera peut être des compétences qu’il apprendra à découvrir sur le tard.

  39. Pour moi cette certificat n’a pas de valeur, car tant que les algorithmes des moteurs de recherches changent tant qu’il y a pas de fixe dans le monde du SEO, ce qui veut dire q’un référenceur bon aujourd’hui peut etre ne l’est pas demain s’il ne suit pas les nouveautés et les techniques de référencement. Dans un deuxième lieu, un référenceur, ne peut pas se juger bon ou pas si et seulement si, il est sur le champ, cad qu’il faut le tester sur des sites web avec différents niveaux de qualifications pour en juger…donc cette certification peut etre valable pour un site, une date fixe et non pour toujours …

  40. C’est vrai dans le domaine de la technologie en général pas seulement pour le SEO
    Un expert doit être en veille techno et bien entendu suivre ainsi les évolutions.
    N’est ce pas ce que nous faisons nous mêmes ?

  41. He bien et bien…
    Tres instructif ce débat, et donc voila mon point de vue:

    Déja, éffectivement, le referenceur est un auto-didacte (au moins jusqu’en début 2010)
    Par contre, au vu de l’évolution de l’internet, la compétition, évolution moteurs/concurence etc…
    Un référenceur se remet en question généralement au moins une fois par mois (depuis fin 2008 date de changements majeurs et accellérés par la concurence entre moteurs, les partenariats etc…)

    Le référenceur de hier, n’est plus celui d’aujourd’hui !

    Concernant le socle de théories, je suis daccord avec Maxime !
    Pour tout concours, j’avais une base de connaissance (avec Google, la base de connaissance n’est pas fiable ! Un jour l’algo est basé sur ci, un jour il est basé sur ça ! Idem les autres moteurs majeurs)

    Apprendre par coeur les réponses Léo, ca serait pas un mal (car qui veut dire apprendre par coeur, veut logiquement dire que celui qui à appris à les principes les as bien en tete donc… Il devrait s’en rappeller pour ses prestations futures… Donc, il commence à avoir une notion de référencement bien imbriqué dans sa tete)

    Pour les outils: Quels outils gratuits ou payant est le meilleur, le plus utilisé etc… On est plusisieur à utiliser sa propre solution, donc si elle n’est pas trusté par SEO camp, elle n’est pas valable ?

    Le référencement, c’est de la voyance? Oui et non !

    Oui parce qu’on n’est pas au fait de ce qui se passe au sein des moteurs, non car on à une base qui nous permette de pouvoir intéragir sur les positions etc…

    Apres pour la base de référencement commune…
    Bref, désolé Maxime, j’ai pas lu ton livre encore (ça va viendre) par contre j’en ai lu des dizaines d’autres mais je ne crois pas avoir appris plus dans ce domaine que je ne connaissais déja !
    C’est un peu comme quand j’ai voulu envoyer un employé chez la formation Web____Info
    On à besoin d’avoir un acces module 2 pour se parfaire, sauf que le module 2 est accessible uniquement apres avoir fait le module 1 (apprenez à faire des titres, du contenu, des balises h1, etc…)
    Donc OUI: Pompe à fric !!!

    En référencement, il est logique que la certification soit datée.
    Si tu est certifié en 2010, tu pourras te prévaloir d’avoir été certifié en 2010. Mais en 2020, que vaudront tes connaissances de 2010 ? Il ne serait pas normal de donner un label à vie à un référenceur.

    Je suis daccord à 100% la dessus par contre (vu l’évolution internet et moteurs plus acteurs/compétition…*

    Pour moi une certification SEO n’est en aucun cas comparable à une certification de voyance, en SEO il existe une majorité de bases admises par tout le monde. Rien de sorcier là dedans !

    La par contre c’est faux ! Non seulement, le référencement fait appel à d’inombrables points (bien souvent tous complémentaires et qui demandent des connaissances tres particulieres: analytics, code source, éditorial, géographiques etc… bref! C’est suffisament sorcier pour balancer des salaires de référenceur avec des sommes qui font tourner les tetes, et des clients qui donnent des sommes que vous ne gagnerez pas dans toute une vie ! Donc, pas sorcier (quand meme), en tout cas, pas à la portée de tous c’est sur !!!

    Concernant la black seo, on sait tous que c’est ce qu’est la magie noire, à la magie banche… Donc je vais pas m’étendre ! Une certification qui promotionne ces pratiques, devrait etre crucifié sur la croix !
    (ps: sur un poteau, crucifix voulait dire cloué sur un poteau et non pas une croix dixit meme http://fr.wikipedia.org/wiki/Crucifix) Le referencement black et white pour info, c’est: black, référencement rapide (genre concours éphémere)
    le white: référencement naturel durable…

    On pourrait s’etendre la dessus, je ne vais pas m’y engager !
    Le seo, sem, ça s’engage au jour le jour !

    Concernant les différents acteurs du seo, je suppose que 70% devrait etre éliminé:

    Les référenceurs bas prix
    Les référenceurs sans statuts juridiques (exemples auto entrepreneurs) En quelques heures les auto entrepreneurs sont tous (pour la pluparts) devenus des experts en webmarketing et référencement et e-mailling etc…!

    (ça fout les boules à quelqu’un qui bosse 7J/7J et 15 h/jour sur ce theme ! Et depuis plus de 10 ans !!!
    (moi par exemple)

    Bref, on fait tous la meme chose, mais sans les memes bases, et sans les memes motivations !
    C’est pas pareil une association loi 1901 qui donne ou expertise un champ d’action, un auto entrepreneur, qui lui s’intitule gourrou du ref en deux jour, une sarl qui paye chaque mois tant et tant de charges sociales au rsi, impots, retraite, formation etc… mensuellement pour la meme activité !

    Donc je ne suis moi aussi pas vraiment pour cette certification dans l’état actuelle des choses !

    Ca serait bien de ne pas rejoindre les rangs du site Web____info qui est au final le numero 1 referencement en france, alors que la plupart de son contenu est à imputer à ses memebres et non pas à ses interventions ! (oui combien d’avis d’expert de sa part par sujet?)

    c’est tres facile d’etre référenceur aujourd’hui ! Mais combien sont réellement éfficaces?

    Et qui pourra juger de leurs valeurs? Meme Google lui meme n’en serai pas capable !

    Bref… Au besoin, laissons les choses dans l’état et que les meilleurs fassent leur beurre (ou les plus mauvais avec leurs mauvaises techniques, mais au final…)

  42. Le sujet date un peu (en terme de temps web, une journée peut sembler une éternité…), mais j’avais envie d’intervenir, car il reste tout de même d’actualité.
    Il m’a ému (oui je suis un grand émotif et je m’étonne encore de plein de choses à mon âge) de par son sujet, ses intervenants pour la plupart prestigieux et des commentaires qui font qu’au final, pour certains d’entre eux, on a très vite atteint le point de Godwin (http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin) : dommage.

    Je trouve ce concept de certification louable, mais du fait de son jeune âge, il suscite des craintes, et des dérives : ce qui est nouveau, effraie, c’est bien connu.

    « Il n’y a que ceux qui ne font rien, qui ne se trompent jamais ».

    Je pense sincèrement que ce genre d’initiative permettra d’apporter une reconnaissance à ce métier, encore méconnu et obscure, non seulement pour un client en quête de visibilité et de transformation pour son site web mais aussi pour notre cher Gouvernement et notre bien aimé Pôle Emploi, incapable de lui attribuer un code ROME, tant ce métier est encore marginal (comme toutes les fonctions ayant trait à internet d’ailleurs).

    La certification SEO est une initiative qui a le mérite d’exister, grâce à des bénévoles de surcroît. Point.
    Tout ce que je lui souhaite c’est de réussir, de légitimer le métier de référenceur, mais aussi surtout de ne pas se transformer en un cercle fermé de privilégiés, de continuer à promouvoir un internet ouvert comme l’a conçu le Père du Web, Tim Berners-Lee, et de transmettre cette vision aux futurs candidats à la certification.

    Pour m’être intéressé à cette certification le mois dernier, je regrette qu’il n’y ait pas encore de formation préalable à cet examen, qui permette de confronter/mesurer son propre niveau de compétence en référencement avant de s’engager. J’ai cru comprendre qu’il en était question sur le site de la Ceseo : so wait and see…

    Enfin, je vais légèrement m’écarter du sujet, veillez m’en excuser d’avance.
    je tenais à répondre à certains commentaires, dont un en particulier, celui de @referencement (commentaire n°48), à qui je décerne la palme Godwin off the day.
    Je trouve tes propos concernant je cite, – Les référenceurs sans statuts juridiques (exemples auto entrepreneurs) -complètement HS, et stériles.
    En quoi un auto entrepreneur serait-il moins compétent qu’un autre entrepreneur en SARL par exemple ?
    Parce qu’il peut entreprendre en payant moins de charges que toi ? Je sens bien là le motif de ta rancoeur.
    Certes, tu as raison, c’est injuste : mais tu te trompes de cible et de combat à mon sens. Les coupables sont les législateurs, nos édiles qui n’ont pas pris soin de ménager la chèvre et le choux. Tu as sûrement beaucoup de charges à payer, c’est un fait, même pour un auto entrepreneur qui doit rétrocéder jusqu’à 25% de son chiffre d’affaires (limiter à 32 000 euros pour rappel), il y a des charges.

    J’ai pour ma part récemment refuser une offre d’emploi d’une agence qui faisait payer très chères ces prestations de référencement en France, prestations réalisées en off-shore en Tunisie, en Inde, en Asie.

    Où est l’éthique ? Qui fait le plus de mal à cette profession selon toi ?

    « Je crie pas, j’explique ! »

  43. Erratum, le n° de commentaire n’est pas le bon, il fallait lire le 47 et non le 48, mea culpa.

Les commentaires sont fermés.