Les produits virtuels attirent les clients virtuels

Neues Apple Tablet
Creative Commons License photo credit: michfiel

On parle beauoup d’iPad en ce moment.

Certains vont même jusqu’à parler de révolution qui va changer totalement la façon dont on consomme les magazines, les livres, la vidéo…

Outre le fait que l’iPad n’est en rien révolutionnaire mais est juste un Tablet PC (dont le concept date de 2001…) relooké par Apple, je pense que beaucoup de personnes oublient le facteur humain.

Psychologiquement ce qui est virtuel n’a pas de valeur ou une valeur moindre comparé à l’équivalent réel.

Les coûts de production d’un ebook ou d’un livre sont similaires, les frais d’impression représentant moins de 10% du coût total et pourtant, on s’attend à pouvoir acheter l’ebook à moins de 50% du prix du livre.

Pour la musique c’est la même chose, le support CD a un coût négligeable, cependant on s’attend à pouvoir acheter un album pour 20% du prix du CD.

Pour la vidéo, c’est encore pire: un DVD revient moins cher à créer que la bande passante nécessaire à un téléchargement en haute définition. Pourtant, psychologiquement, un téléchargement vaut moins que l’objet physique.

La réalité est simple: ce qui est virtuel a une valeur virtuelle aux yeux des clients. Ce qui est concret a de la vraie valeur et vaut la peine d’être acheté.

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14 réponses sur “Les produits virtuels attirent les clients virtuels”

  1. Maxime,

    Et si je vous dis les marché boursier, finance, vous me répondez quoi ?

    Par ailleurs, lorsque vous parlez du livre vous omettez de mentionner le stock existant ; tous les livres déjà édités. Pour ces derniers les coûts de production sont largement amorti ; il est donc légitime que les gens s’attendent à payer un prix moindre.

    Quand à la question du coût du cd et de son équivalent dématérialisé, vous oubliez de mentionner les frais de promotion et de distribution qui eux sont loin d’être marginaux pour un support physique et qui sont quasi inexistant pour un fichier mp3. Là encore, il est légitime de s’attendre à un prix moindre.

    Vous allez trop vite dans votre raisonnement. Paradoxalement, je suis en phase avec votre conclusion.

  2. Bonjour,

    Pour moi il ne fait aucun doute que l’iPad va révolutionner le monde de l’édition à un point tel que beaucoup de secteurs risquent d’en souffrir ( les imprimeurs, les éditeurs, les librairies, les distributeurs…) s’ils ne s’adaptent pas rapidement.

    Penser que parce qu’on parle d’un produit dématérialisé cela enlève de sa valeur ou justifie une baisse de prix de vente est ignorer totalement les bases du marketing…

    Un prix de vente est déterminé par le prix que l’acheteur est prêt à payer.

    Un livre papier en librairie « ne peut pas dépasser un certain prix » fixé par je ne sais qui…

    Un ebook est facilement vendu bien plus cher quand on sait « le vendre »

    Le marketing sur Internet, c’est aussi et surtout… savoir vendre… 😉

    Cordialement

  3. Concernant le livre, qu’inclus tu dans le coût de production Maxime ? Les frais strictement de productions, ou aussi la gestion des stocks, le transport vers les distributeurs etc ?

  4. Tout ce qui est unique à de la valeur.

    Et tout deviens (où peut devenir) unique dès que l’on y accorde une valeur sentimentale (un livre illustré de vos annotations manuscrites, l’exemplaire de ce disque vinyle que vous avez acheté lors d’un voyage, même votre premier ordinateur !).

    Ce qui est virtuel ne peut revêtir de valeur sentimentale, car ce qui est virtuel est remplaçable à l’identique.

  5. Super intéressant cet article ! c’est le même phénomène avec la carte bleue ou on croit que l’argent est inépuisable.Si seulement…

  6. Pour ma part, et ça va dans le sens de l’article de Maxime, j’ai remarqué que dans la niche du marketing Internet, les gourous US utilisent de plus en plus de produits physiques, car l’augmentation des conversions compense largement le prix de production et d’expédition…

    Mike Filsaime insiste d’ailleurs lourdement là-dessus dans ses excellents cours… Si ma mémoire est bonne, un type a même poussé le concept assez loin, en vendant son cours de tactiques super underground dans une mallette noire capitonnée à la James Bond (je crois que c’était Yannick Silver).

    En outre, il me semble qu’un client a beaucoup plus de chance de regarder un DVD (payé très cher) reçu par la poste, avec une jolie boîte, et qui trône sur son bureau, qu’un fichier .mp4 (payé très cher) sur son ordinateur dans un dossier « à regarder » comportant 97 heures de vidéos sur le marketing Internet…

  7. Ipad d’apple montre bien le phénomène de masse dans le choix d’un produit, surtout dans les produits high tech, car l’utilité est somme toute relative, mais le phénomène de mode lui est bien réel.

  8. Je suis tout à fait d’accord avec le contenu de cette note au ton et à la réflexion on ne peut plus juste ! J’y reconnais en effet le bon sens… et le sens du raccourci qui fait que mon webmaster a pris votre livre (papier) sur le référencement à son chevet ! Conclusion : je suis très intime avec mon webmaster.

  9. J’ai beau passer mes journées sur un ordinateur et sur le net quand on me donne le choix entre un livre virtuel et un livre papier, je choisi le papier. Quand on me donne le choix entre un cd et un mp3, si dans les 2 cas je dois payer, je prend le cd, etc …
    Quand le virtuel devient gratuit, bien entendu, mon choix va vers le virtuel. Je pense que c’est humain tout simplement.
    Sans rentrer dans la finesse des grandes stratégies de marketing, je crois surtout que nos choix sont conditionnés en partie par notre culture et nos habitudes.
    Aujourd’hui, je crois qu’une personne de 30 ans et plus préferera les supports réels car son passé et ses habitudes en sont remplis et dans un second temps le virtuel s’est immissé à plus ou moins forte dose, plus ou moins rapidement.
    Pour un jeune de 15 / 20 ans aujourd’hui, la donne est différente. Il aura plutôt tendance à aller d’emblée sur le virtuel. Ayant accédé à l’information, à la culture et aux loisirs par le biais du virtuel depuis sa plus tendre enfance, c’est aujourd’hui son principal support. C’est une histoire de génération principalement. L’ipad a été étudié et mis sur le marché d’abord pour eux, il est donc clair que ce genre de support fera partie des supports courant de demain. Ce que je viens de dire ne m’empêche pas d’être d’accord en grande partie avec la conclusion de maxime …

  10. Perso , je suis fan d’apple mais avec leur pad qui va sortir je ne trouve pas que ca va révolutionné le petit monde du virtuel. J’ai deja un tel de la marque je no compte pas acheter cette tablette, je la trouve inutile. Par contre effectivement on retrouve de plus en plus de produits virtuels sur le net et ca va en s’emplifiant.
    J.

  11. Pour ma part si tu me filais toutes les séries télévisées existantes en DVD je ne les regarderais pas, trop chiant de devoir mettre le DVD dans le player, je n’ai pas regardé de DVD depuis plus de 5 ans. Je préfère de loin un support virtuel qui ne peut pas s’abîmer.

    J’ai toutefois l’impression de me faire arnaquer quand je paye un truc virtuel, comme s’il n’existait pas, de toute façon tout ce qui est virtuel tu peux l’avoir gratuitement contrairement à ce qui est physique.

    Ensuite tu as largement oublié les frais de distribution, d’imprimerie et les différentes commissions à chaque intervenant, sur un ebook vendu à 15 EUR, les 15 EUR vont à l’auteur moins les quelques frais bancaires, c’est lui qui le vend sur son site en général. Sur 15 EUR d’un livre vendu à la FNAC, l’auteur n’a même pas 1 EUR.

    Pour que ça soit logique, cet ebook devrait coûter donc 1 EUR, puisque au final tu as éliminé tous les acteurs inutiles de la chaîne.

  12. @AQC: pour ce qui est du livre (ou du CD ou du DVD), le gros du coût n’est pas la production physique.
    Ce qui coûte cher c’est la distribution et la promotion. Et cela que le produit soit virtuel ou physique, le coût est le même.
    Dire qu’avec un ebook, 100% (ou 95%) des revenus reviennent à l’auteur est erroné. Cela ne tient pas compte du fait que dans ce cas l’auteur a choisi de faire lui-même sa promotion et sa distribution. On peut faire pareil avec un livre papier: il suffit de contacter un imprimeur…

  13. c’est de plus en plus fascinant le développement technologique: google dans le web, apple dans …, dire qu’on croyait qu’on ne pouvait plus faire d’invention utile

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