A quoi servent les règles AFNIC ?

Eiffel Tower
Creative Commons License photo credit: LaurenKates

L’AFNIC est l’organisme en charge de gérer les noms de domaine en .fr . Depuis 1997, cette association instaure des règles qui sont réunies dans une charte de nommage.

J’ai déjà par le passé donné mon avis sur le masquage des informations du whois de la zone .fr tel que défini dans la charte de nommage.

Aujourd’hui je m’interroge sur les restrictions de térritorialité. En effet, l’article 5 de la charte indique que les personnes suivantes sont celles éligibles à l’enregistrement d’un nom de domaine .fr:

– Personnes morales basées en France

– Propriétaires de marques déposées en France

– Personnes habitant en France ou Français résidant hors de France.

Je me demande donc pourquoi l’AFNIC autorise GoDaddy à vendre des noms de domaine .fr à toute personne qui en fait la demande, sans aucune obligation précitée ?

L’astuce ? GoDaddy sous-traite les commandes à un cabinet d’avocats basé à Paris, qui se retrouve contact administratif du nom de domaine et facture $30 le privilège.

Je remets les trois points essentiels:

1- le nom de domaine enregistré ainsi n’appartient pas officiellement à son propriétaire mais à un prête nom.

2- le vrai propriétaire est masqué dans le whois.

3- aucune exigence de territorialité ou de nationalité n’a besoin d’être respectée.

Je repose donc ma question: A quoi servent les règles AFNIC ?

PS: si quelqu’un pouvait dire à l’AFNIC que afnic.fr est une adresse de site aussi valide que www.afnic.fr

Attention aux poissons rouges

Say Cheese!
Creative Commons License photo credit: MSVG

D’après la rumeur la mémoire des poissons rouges est de trois secondes.

Vous avez une durée d’attention guère supérieure:

  • Les pages de Google se génèrent en moins d’une seconde pour ne pas perdre les visiteurs.
  • Quand vous visitez une page, vous décidez dans les premières secondes si vous restez ou non.
  • Vous lisez les deux premières phrases d’un texte pour savoir si vous poursuivez la lecture.
  • Vous scannez les mots des phrases pour déterminer si vous voulez la lire.
  • Vous ne regardez que les premières secondes des vidéos YouTube que vos amis vous suggèrent.
  • Chaque jour vous visitez plusieurs dizaines de sites.
  • Vous ne visitez pas de site, vous les survolez.
  • Vous basculez de facebook à Twitter à vos emails à Firefox plusieurs fois en moins de 10 minutes.
  • Vous avez de nombreux sites ouverts dans votre navigateur et vous passez en permanence de l’un à l’autre.

Vos visiteurs, vos prospects, vos clients sont comme vous: ils zappent continuellement.

Comment faites-vous pour capter leur attention ?

PS: il a été démontré que les poissons ont une mémoire de plusieurs heures… Est-ce que cela fait des internautes des êtres moins intelligents que des poissons rouges ?

Dites, si c’était vrai

Dites

Dites si c’était vrai

S’il était vraiment possible de monter une société sans avoir besoin de capital

Dites si c’était vrai

Si MySpace FaceBook Twitter apportaient vraiment du trafic et des ventes

Sans devoir y passer de temps

Dites si c’était vrai

Si c’était vrai ce qu’on peut lire sur les forums sur les blogs

Et sur les autres sites

Dites si c’était vrai

Si c’était vrai le coup de l’astuce du jour qui met en haut de Google

Et en haut de Bing

Dites si c’était vrai

Si c’était vrai ce que racontent les consultants lors des salons

Vous savez bien quand ils disent c’est facile quand ils disent tout le monde peut le faire

Si c’était vrai tout cela

Je dirais oui

Oh sûrement je dirais oui

Parce que c’est tellement beau tout cela

Quand on croit que c’est vrai.

(librement inspiré de « Dites si c’était vrai » de Jacques Brel)

A trop l’étaler, on ne sent plus le chocolat

with Nutella
Creative Commons License photo credit: Maria Keays

Prenez une tartine de pain juste sorti du four.

Sentez son arôme, appréciez sa croute, délectez-vous par avance en voyant sa couleur blonde et brune.

Attrapez maintenant un pot de pâte à tartiner au chocolat.

A l’aide d’un couteau, étalez l’équivalent de 3 cuillères à soupe de pâte sur la tranche de pain. Repassez plusieurs fois si nécessaire, il est important qu’il y a ait du chocolat jusqu’au bord.

Appréciez le travail en plaçant la tartine à hauteur de vos yeux. Admirez les courbes créées à la surface du pain et constatez que vous avez deux à trois millimètres de chocolat partout.

Posez à grand regrêt la tartine. Il est critique de ne pas la déguster pour l’instant.

Prenez maintenant une baguette et ouvrez-la en deux, sur la longueur.

De nouveau, étalez l’équivalent de 3 cuillères à soupe de pâte à tartiner sur la baguette, en vous assurant d’atteindre les bords.

Que constatez-vous ? Il y a nettement moins de chocolat par centimètre carré que sur la tartine.

Il est évident que la tartine aura plus d’impact sur vos papilles. La recette à la baguette est vouée à l’échec.

Quand vous lancez plusieurs plusieurs sites en même temps, vous étalez votre chocolat sur une baguette. Vous n’aurez aucun impact.

Concentrez-vous sur un site. Le résultat sera meilleur.

La richesse est presque dans la liste

namen
Creative Commons License photo credit: Marco Raaphorst

« La richesse est dans la liste ». Cette expression est présente dans tous les bons cours de marketing en ligne. Le concept est simple: construisez une liste de prospects et vous pourrez ensuite leur vendre vos produits.

Jusque là, ce n’est pas faux et c’est en effet une très bonne stratégie.

Par contre, trop de personnes ignorent les deux points essentiels suivants:

1- Ce que vous vendez doit être en rapport avec la raison pour laquelle les gens se sont inscrits sur la liste. Si je me suis inscrit pour obtenir des informations sur la réparation de voitures de sport, je ne vais pas être intéressé par un livre de cuisine.

2- Les personnes intéressées par du gratuit sont foncièrement différentes des personnes intéressées par du payant. Leur degré d’implication est différent, leurs motivations sont différentes.

Si vous ne tenez pas compte de ces deux points, votre liste ne vaut rien du tout.

Google s’attaque aux comparateurs

Depuis mardi, sur Google.com, il est maintenant possible de comparer directement des offres de cartes de crédit.

Pour bien comprendre l’impact, il faut savoir qu’en dehors de France, les cartes de crédit ne sont pas liées directement aux banques. Il est donc possible – et souvent le cas – d’avoir une carte de crédit qui ne dépend pas de sa banque.

Par ailleurs, ces cartes sont des cartes revolving (comme la carte Kangourou par exemple), ce qui veut dire que vous avez droit de dépenser jusqu’à un certain montant et vous payez des intérêts sur le montant emprunté s’il n’est pas remboursé à 100% à la fin du mois. Avec des taux d’intérêt de l’ordre de 15 à 20%,  c’est un marché très lucratif.

Les prestataires financiers rivalisent donc d’offres pour attirer de nouveaux clients: taux zéro pendant x mois, plafond élevé, etc.

Avec son service de comparaison Google s’attaque donc à un marché très rentable et sur lequel il va pouvoir facturer à l’acte, un peu comme une plateforme d’affiliation.

Cette offre fait d’ailleurs suite à une offre similaire lancée il y a quelques mois qui permet de comparer des emprunts immobiliers.

A quand la même chose pour les recherches de vols ou de location de voiture ? A quand la même chose pour la comparaison de prix de tout produit que vous allez recherché dans Google ?

Plus que jamais, comme je l’ai dit déjà ici et écrit dans mon livre, si vous dépendez de Google à plus de 50%, votre activité est en danger.

Source: blog officiel Google

La fidélité ne s’achète pas

Gift
Creative Commons License photo credit: nathanmac87

Bien qu’on dise que les petits cadeaux entretiennent l’amitié, il me semble que cela ne soit pas vrai.

Ce ne sont pas les cadeaux mais les preuves comme quoi on pense à nous qui font que l’amitié perdure.

De la même façon, vous ne pouvez pas acheter la fidélité de vos clients. Si vous les avez attirés avec une promotion d’un autre monde, ils ne seront pas fidèles.

La fidélité ne s’acquiert pas à coup de cadeaux et promotions, elle s’acquiert sur la qualité et les avantages de vos produits.

Le trafic coûte cher

U.S. Robotics
Creative Commons License photo credit: SoulRider.222

Il n’y a pas si longtemps, juste une dizaine d’années, se connecter sur Internet passait obligatoirement par un modem.

On payait la communication téléphonique et en plus de cela on payait au fournisseur un tarif dépendant du nombre d’heures que l’on voulait passer en ligne. On payait au trafic: plus on passait de temps en ligne, plus on payait.

Puis les connexions sont devenues forfaitaires, dans la limite d’un certain trafic. On payait au trafic: plus on recevait de données, plus on payait.

L’hébergement Internet se paie au trafic (sauf chez quelques prestataires qui font du « illimité sous réserve de ne pas dépasser un certain chiffre » ce qui me semble être juste un jeu sur les mots).

Et pour chaque centaine de visiteur que vous avez, vous recevez peut-être un message. Donc chaque centaine de visiteur prend de votre temps. Encore une preuve que le trafic coûte cher.

Comme votre trafic coûte cher, assurez-vous qu’il soit utile.

Une blague rigolote… ou pas

Descartes entre dans un bar. Le taulier lui demande « vous voulez une bière ? »

Descartes répond « je ne pense pas » et disparaît immédiatement.

En fonction de vos connaissances sur le philosophe, cette blague vous a rendu soit hilare soit totalement interrogatif.

Qu’en est-il de celle-ci ?

Un physicien quantique entre dans un bar. Ou pas.

Dans les deux cas, ces blagues nécessitent d’avoir une culture spécifique pour être comprises.

Il en est de même sur votre site: à chaque fois que vous écrivez quelque chose, vous supposez des connaissances de la part de vos lecteurs. Est-ce que vos suppositions sont justes ?

Jeu, sexe et noms de domaine

IMG_4005
Creative Commons License photo credit: Lucy Boynton

Le sexe vend.

Le jeu vend.

Combinez les deux avec la rareté des noms de domaine (après tout il n’existe qu’un exemplaire de chaque nom) et vous avez une bonne méthode pour gagner (ou dépenser) une bonne pile d’argent.

Poker.org vient de se vendre pour 1 million de dollars. L’acheteur est une société spécialisée dans l’affiliation en jeux en ligne comme le poker, les paris et autres activités similaires.

Comme je suis sûr que vous regrettez de ne pas l’avoir acheté, je suis heureux de vous annoncer que vous avez un mois pour vous préparer à la vente d’un nom de domaine nettement plus intéressant.

Ce nom est tellement connu et son histoire tellement tumultueuse (avec vols, procès, détournements, …) qu’un livre a même été écrit sur son histoire.

Je vous parle de sex.com

La société qui l’aurait acquis en 2006 est actuellement en liquidation et le nom de domaine se retrouve donc aux enchères à New York le 18 mars 2010.

La vente est publique et ouverte à tous, sous réserve de produire un chèque de banque d’une valeur de 1 million de dollars.

Hum… Allez-vous garder poker.org ou acheter sex.com ?